Où (ne pas) trouver un mec bien

 

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Sans dec’, il doit bien exister un vivier à mecs quelque part, non ? Je pars vite débusquer le gibier !

Dans un parc à sportifs

« Un mec bien a un corps sain. » Sur la base de cette friande théorie, j’ai enfilé ma seule tenue de sport– un micro-short glitter – pour un footing en mode #ChasseAl’Homme. Mais si pendant les 200 premiers mètres j’attirais les regards par ma grâce de gazelle aux fesses magnifiquement moulées, au kilomètre 0.8, je ne ressemblais plus à rien. Dégoulinante de partout, je haletais comme si j’allais expulser des quintuplés hydrocéphales. Avec courage et l’espoir irréaliste de tout de même croiser l’amour, je poursuivis difficilement ma course à la cadence d’un cheval qui va à la boucherie. Hors, à part un mec à vélo me hurlant « Serre ta droite, la femme fontaine ! » et un type qui faisant pipi contre un arbre (« Bonjour monsieur. Félicitation, voilà là un bien bel organe ! »), tout ce qui s’apparentait au genre masculin marinait dans un affreux bain de sueur. Au bout de ce chemin de croix (fini à quatre pattes), à défaut de mecs bien, c’est sur la cabane à gaufres que je suis tombée. Finalement, c’était pas plus mal.

 

A la médiathèque

J’aime beaucoup l’idée de partager ma vie avec un mec bien avec qui je pourrais entretenir une relation tout en physique et en culture. Mes plus belles lunettes en écaille sur le nez, je suis donc partie à la quête de cet extraordinaire être à l’espace Littérature. Au menu, un étudiant sous somnifère, un vieux qui me faisait des clins d’œil par-dessus un Woolf tout en suçotant bruyamment des Tic-Tac et enfin un bel éphèbe plongé dans Antigone. Un signe ! « Vous aimez les livres d’amour et de passion ? », je minaude. Sans lever la tête, il répondit : « Oui. Et j’aime aussi qu’on me fiche la paix quand je lis. Allez voir au rayonnage animaux domestiques si j’y suis » Le malotru ! Je balançais alors : « Ouais, ben à la fin, elle et son mec crèvent ! » Il m’a regardé décontenancé. Je ne sais si c’est parce que je venais de spoiler le bouquin ou parce que j’étais ridicule. Certainement un peu des deux…

 

Chez Mickey

A 8 ans, j’avais deux rêves : 1/ Avoir une queue de thon et un soutif en coquilles d’huître, 2/ épouser le prince charmant. Aujourd’hui, bien que j’aie mis un frein à mes envies d’attributs poissonniers, je n’ai pas renoncé à l’idée de batifoler avec ce fameux héritier, incarnation du mec bien par excellence. Direction donc le vivier officiel de PC : Disneyland. Seulement voilà, autant des souris et des canards, y en a à la pelle, autant les princes…ben non ! Et quand un se pointe, il est suivi par une princesse outrageusement perruquée, accrochée à lui telle une moule à son Bouchot. Mais il me fallait mon PC absolument ! Et alors que j’essayais de détourner l’attention de Belle pour lui voler sa Bête (« Regarde, y’a un oiseau qui veut chanter avec toi »), je sentis une patte se poser sur mes fesses. « Mais que faites-vous, Prince ? », je fis mutine. Ah non, c’est Tic. Ou Tac. Gloups. Au final, j’ignore si les PC sont vraiment des mecs bien, mais les écureuils, sûr que non !

 

Au boulot

Motif pour croire que le mec bien y est : 30% des couples se forment au travail. En plus, privilégiée que je suis, un mec qui bosse chez BIBA, s’intéressant de fait à la psychologie féminine et lisant mes papiers avec délectation, c’est un mec plus que bien. Alors je tente ma chance avec tous ou presque. Un pigiste, le correcteur, le responsable paie, ma rédac’ chef (ben quoi ?!), le gars qui recharge la machine en Twix,… J’offre des cafés à qui n’en veut et surtout à qui me voudrait. Pour l’instant, pas de résultat probant malgré un budget conséquent en capsules Senseo. Y’a juste un truc qui m’ennuie – car j’entends les commérages -, c’est de passer pour la désespérée du service comme si j’en étais à ce point. Au contraire, je suis très optimiste, surtout en ce moment : une nouvelle fournée de stagiaires arrive. Ca tombe bien, j’avais épuisé la dernière. Yeahpee !

 

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