Se regarder le derrière (ou pas) (belfie inside)

Mon derrière et moi avons un pacte : je me mêle de mes fesses et en échange, il se mêle des siennes. En bref, on ignore chacun notre propre existence. Chose d’autant plus facile pour moi, que je suis née au départ, sur témoignage de ma mère, avec deux machins rebondis et qu’aujourd’hui, j’ai deux trucs dont on ne sait s’il s’agit de kystes éclatés ou d’un prolongement des cuisses jusqu’en bas du dos. Pour faire plus simple dans le descriptif, je dirai que de fesses, je n’en ai point ; vue de cul, je suis portée disparue.

C’est un peu le drame de ma vie #239 même si j’avoue que comme je ne vois que rarement mon derrière (la seule fois où nos regards se croisent, c’est en général dans les cabines H&M avec leurs fameux miroirs amincissants en tryptique) et en général on n’a rien à se dire.

Mais bon, sur le fond, ne pas avoir de grosses fesses présentent quelques avantages :

  •  Je peux courir sans avoir l’impression d’avoir quelqu’un qui me suit. Sauf que je ne cours jamais. Même derrière un cul de bus.
  •  Je peux rentrer facilement dans un pantalon sans me demander « Est-ce que cela passe ? ». Car bien sûr que cela passe, cela flotte même. On dirait que tous mes futals sont pourvus de popoches à caca. Le chic pratique, la classe à l’état pur,… la lose !
  • Mon derrière se borde plus facilement de nouilles qu’un gros qui ressort forcément trop du plat. A l’exception près que les pâtes, je préfère les manger plutôt que de prendre des bains de siège avec.

Tout irait donc presque bien dans ma vie – avec toutefois une bonne dose de relativisme en intraveineuse -, s’il n’y avait pas cette mode grotesque du belfie. Cela a commencé avec cette prostipute de Kim Kardashian qui nous a longtemps fait croire qu’elle arrivait à caser ses deux abcès fessiers dans une taille 36, vite rejointe par Rihanna jamais à un gros déballage près, la très attendue Nicky Minaj – grosse pointure sur le circuit – et quelques autres contorsionniste de l’iPhone – Heidi Klum, Jen Selter et j’en passe – car croyez-moi, il faut quand même donner un peu de sa souplesse pour réussir un beau belfie.

La preuve en image (j’ai mis les légendes car parfois, c’est un peu compliqué de reconnaître les gens de derrière).

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La douce Kim K….

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Tout comme Heidi, j’en ai marre d’avoir du sable dans la culotte sur la plage.

Lady Gaga

Lady Gaga vue du string

Jen et son corsaire rose du meilleur goût.

Jen et son corsaire rose du meilleur goût.

Quand je pense que depuis la fin du collège, je me suis pourrie la vie en me demandant comment pécho du mec avec mes seins (également restés au stade embryonnaire) et qu’aujourd’hui, on m’apprend que c’est le cul qui le ferre, je dis crotte !

 Je dois donc faire face à une question existentielle et deux questions sous-existentielles :

  •  Malgré mon absence de culcul, dois-je ou non me lancer dans le belfie ?
  • Et d’ailleurs, peut-on faire carrière dans le belfie ?
  • Et sur le plan fiscal, peut-on comptabiliser ses fesses en tant que dotations aux amortissements ?

Permettez que je prenne seule la décision qui découlera de première question, vous pouvez toujours apporter votre contribution à la réflexion globale sur les deux autres.En attendant je vous laisse, j’ai un peu dans la tête dans le cul.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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