La seule bonne résolution que je tiendrai

Durant ces 10 longs jours d’un silence assourdissant qui vous a, j’en suis certaine, laissé dans le plus grand désarroi (si tel n’est pas le cas, faites au moins semblant), j’ai appris trois choses importantes :
NB : Notez que dans la phrase ci-dessus, j’ai glissé une jolie forme rhétorique car je crois sincèrement que ce blog peut avoir une fonction éducative.

1. Au repas de Noël, j’ai filé tout le corail de mes Saint-Jacques à un de mes neveux qui était absolument ravi de tant de générosité… jusqu’à ce que je lui apprenne qu’il était en train de s’empiffrer d’organes génitaux. L’affaire aurait pu s’arrêter là si, après l’avoir informé que le foie gras sur lequel il s’était rabattu n’était rien d’autre que l’organe d’un pauvre canard atteint d’une grave cirrhose, il n’avait pas rendu la moitié du repas sur la crèche. Moralité : si les enfants mangeaient moins de saloperies, ils auraient l’estomac moins fragile. Pour ma part, les saloperies, qu’elles soient écrites ou comestibles, ne m’ont jamais fait de mal ; au contraire, elles sont un peu mon fond de rayon.

2. Il suffit d’une toute petite chose pour réduire à néant les bonnes résolutions. Pour démarrer l’année sur de bonnes bases, j’en avais prises quinze que j’avais soigneusement consignées sur mon carnet d’écriture, et puis on m’a offert ça.

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J’en ai rayé 14.

3. Si je n’avais pas été chroniqueuse pour Biba, j’aurais pu devenir une prof super cool.  Par exemple, dans une approche très ludique et pédagogique, j’ai reconstitué pour mes neveux quelques événements majeurs de l’Histoire. Je vous laisse admirer le résultat, sachant que je vous concède les droits d’adaptation pour animer vos mercredis avec les enfants.

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J’ai appelé cette reconstitution « La Roumanie sous Ceausescu ».

Je ne sais quelle utilité vous trouverez à ces trois apprentissages, profitez juste de ma générosité de ce début d’année, ça risque de ne pas durer.Car voyez-vous, comme chaque année, je capitalise sur l’espoir que 2014 sera une bien meilleure année que 2013 ou tout du moins égale à 2009 (#BestYear4Ever selon mes critères. Je vous raconterai un jour pourquoi). Je me dis que cela sera l’année où j’arrêterai de me goinfrer de burritos dès que je suis bourrée, que je prendrai enfin des vacances en zone tropicale dans un Club Med 5 tridents, que j’économiserai enfin de l’argent pour passer à un bonnet C, que je pourrais appartenir à un de ses gangs de filles qui se font les ongles en rose fluo tout en buvant du champagne au bord d’une piscine, que je trouverai un mec plus stable psychologiquement que je ne le suis (ce qui ne devrait pas être dur selon ma mère. Pour le « psychologiquement plus stable ». Pas pour le mec),… Sauf que rien de tout cela ne se passera. Je continuerai à me remplir de burritos (les Fritelles peuvent être une alternative), à galérer pour trouver une loc’ pas chère à Hossegor (je finirai encore dans le Van d’un sombre inconnu), à rembourrer mes push-up avec du coton (ou des coquillettes) et à faire de la lèche à mon banquier (et non pas lécher mon banquier) pour qu’il me file un calendrier gratos et qu’il oublie mes agios.

Alors je mise tout sur une seule chose : rester en vie en 2014. Et pour ça, j’ai en moi  la force de tenir cette résolution coûte que coûte. L’instinct de survie cela s’appelle.

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