Désolée pour la pipe…

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Il y a à peine plus d’un an, ELLE affirmait que la fellation était le ciment du couple. Oui, ELLE ! Ce magazine qui a vu à sa tête la grande Françoise Giroud, a des journalistes qui se rêvent la bouche pleine et qui en font l’apologie. Il faut dire qu’avant cet épisode, elles se sont aussi paluchées sur le Porn Chic, l’échangisme – époque « Les particules élémentaires » de Houellebecq – et se sont excitées toutes seules sur « 50 shades of grey ».
A leur décharge, reconnaissons qu’elles font partie de cette génération de « bébés suçoteurs » à qui on a fourgué des tétines en guise de narco-schnouff pour qu’enfin ils se la ferment. Ceci pouvant expliquer cela.

Ainsi, la fellation est un peu la petite gâterie à la mode, que beaucoup considèrent comme un préliminaire indispensable (sauf qu’elle n’en est pas un !) et qui fait que ces messieurs baissent d’abord leur slip pour un baiser oral qu’ils jugent « normal » dans le cadre d’une relation physique.

Je suis contre ! Pas contre la fellation ; chacun met sa bouche où il veut à partir du moment où la personne ne vient pas ensuite me claquer la bise sans avoir procédé à un bon bain de bouche. Non, je suis contre ce systématisme adoubé par ELLE (et d’autres qui ont suivi la mouvance) érigeant la pipe en passage obligé avant tout autre coït.
Et c’est comme ça, que je suis tombée sur un article très drôle qui donnait son top 10 des excuses pour éviter la fellation. Parce qu’on en est là : devoir trouver des prétextes pour éviter un acte qui devrait être proposé sans qu’il soit exigé et contraint. Cependant, devant l’insistance générale à la pratique buccale, je me dis que seulement 10 excuses, ce n’est pas assez. Du coup, j’en rajoute. Sait-on jamais…

  • L’excuse médicale : « J’ai un herpès. Et tu ne voudrais pas avoir un bouton purulent sur le gland dans quelques heures n’est-ce pas ? »
  • L’excuse ophtalmologique : « Cela serait avec grand plaisir, mais je ne trouve pas ton zigouigoui. Il est où ? (en plus je suis un peu myope) »
  • L’excuse donnant-donnant : « Écoute, commence d’abord sur moi. J’évaluerai ensuite si tu la mérites (ou pas).»
  • L’excuse gastronomique : « Tu ne vois pas que j’ai déjà la bouche occupée à mâcher un calamar ? »
  • L’excuse émotionnelle : « J’ai toujours promis à ma grand-mère sur son lit de mort que je resterai vierge le plus longtemps possible avant le mariage. Ma bouche est à l’heure actuelle le seul endroit qui me permet de tenir ma promesse. Désolée… »
  • L’excuse Frident : « C’est pas trop le moment-là, mon Malabar a encore du goût. »
  • L’excuse de la susceptibilité : « Parce que tu crois que j’aime que l’on me compare à un poney à qui on donne une carotte à mâchouiller ? »
  • L’excuse sportive : « C’est pas que je ne veux pas mais 1. J’ai une déviation de la cloison nasale qui m’empêche de respirer par le nez et 2. J’ai toujours été super nulle en apnée. Cela serait quand même con que je meure asphyxiée non ? »
  • L’excuse hygiénique : « J’étudierai la question quand tu auras mis fin au bail de tes petits locataires. »
  • L’excuse bidon : « Mais c’est énorme ! Je n’arriverai jamais à tout rentrer. »

Maintenant, faites ce que vous voulez avec qui vous voulez ; mais gardez à l’esprit l’essentiel : le plaisir. Parce que, chères journalistes de ELLE, rien ne sert d’avoir le ciment si on n’a ni les fondations, ni les briques. 

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