Ooops, j’étais (encore) bourrée…

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Parce que l’on a trop bu, il peut arriver à n’importe qui de franchir la ligne rouge.

Une minute avant vous portez un toast à l’assemblée et l’instant d’après, vous vous retrouvez sur le comptoir en train de twerker vos fesses sur le visage d’un mec que vous appelez « Salope » (ce qui n’est bien entendu pas son prénom ou alors ses parents ont de drôles de goûts).

Une minute avant, vous hésitez à vous coiffer avec une queue de cheval ou des couettes et l’instant d’après, vous vous balancez nue sur une grosse boule tout en donnant du plaisir oral à un marteau (toute ressemblance Miley Cyrus est volontaire car je la soupçonne d’être bourrée comme un coing H24).

Dans ce contexte, s’il est en effet ennuyeux que vous vous soyez comporté comme un(e) pur(e) imbécile, il m’est d’avis que le plus triste dans cette affaire est que vous ne vous rappelez absolument pas ce que vous avez fait. Certes, au réveil, il vous semble avoir fait « quelque chose ». Quoi, vous n’en avez aucune idée, mais « quelque chose » c’est sûr.

Bien entendu, comme il est impossible de revenir en arrière et de commander un Perrier tranche au lieu des trois Martini et des huit rhums arrangés, la question est donc de savoir comment surmonter avec dignité ce « quelque chose » qui ne semble pas très joli-joli.

  1. Evaluer les dégâts

Première chose, à froid, essayez de fouiller dans votre boîte noire qui a peut-être conservé quelques bribes de scène. Pour vous y aider, n’hésitez pas à vous poser des questions.

Exemples :

Q : Avez-vous chanté du Dave ?
R : Non, on vous a comparé à Dave, ce qui est très différent.

Q : Avez-vous dansé sur le comptoir en vous prenant pour une Coyote Girl ?
R : Possible. Vous avez pris des cours de danse classique à 5 ans et vous avez vu trois fois ce navet cinématographique en vous disant que si vous n’arrivez à rien dans la vie, vous pourrez toujours faire barmaid à la condition d’avoir des implants mammaires.

Si certaines réponses peuvent mettre en doute vos capacités intellectuelles, vos références culturelles, sont contraires à la loi ou aux bonnes mœurs, gardez-les pour vous.

Vous pouvez également récolter des indices de votre soirée en consultant l’album photo de votre téléphone…

Voilà, c'est fait…

Voilà, c’est fait…

…ou en checkant les SMS envoyés :

00h35, à votre patron : Monsieur, tu sais comment on écrit ornithorynque ? J’hésite grave avec le « y »
02h15, à votre généraliste : Docteur, toi pas savoir bien soigner, mais être sacrément bien gaulé !
03h14, à votre père : Papa, je crois que je suis bourrée ; on dirait mamie.
03h42, à votre pote de fac : Pour ton partiel de maths, retiens que 20 euros de rhum, ça fait 20 cl de vomi…

Enfin, bien que tout contact avec un être humain soit formellement déconseillé (vous n’êtes physiquement pas au top de votre séduction ni de votre haleine), s’il en existe un dans votre lit, questionnez-le.
NB : s’il vous dit que son prénom c’est Salope, considérez cela comme un sérieux indice.

  1. Effacez les tweets, messages sur votre Facebook et autres photos Instagram compromettants.

Je pense que ce point ne mérite pas plus d’explications ; nous savons tous ce que nous sommes capables de diffuser sur les réseaux sociaux dans ces moments.

  1. Affrontez la réalité

Inutile de rester replier sur vous-même à vous lamenter sur votre sort. Le plus grand moment de honte est passé et vous ne vous en êtes même pas rendu compte. Ce qu’il reste en vous n’est que de la culpabilité et si cela se trouve, elle ne mérite même pas d’être. Votre patron était peut-être très content de savoir qu’il est pour vous une référence en matière d’orthographe, qui sait ?

  1. Excusez-vous

Là, vous me direz : je veux bien mais auprès de qui et pourquoi ? Vous avez raison surtout si l’étape 1 « Evaluation des dégâts » ne vous a permis de ne vous rappeler que lors de cette fête « immémorable » vous avez tenté d’exposer vos talents d’imitation de Carla Bruni contre l’a is général et les huées.
Trois approches possibles et combinables entre elles :

Cas #1 : Vous ne vous rappelez vraiment de rien, ni de personne.
Retournez sur les lieux, commandez un verre identique à ce que vous avez bu la veille et attendez que des flashbacks surgissent dans votre esprit (pas forcément dans le bon ordre)…

…vous pleuriez tout en faisant pipi…
…vous êtes tombé la tête la première dans votre sandwich américain…
… Vous avez fait du bouche-à-bouche à un poisson pour étudier le fonctionnement de ses branchies…
…vous avez insulté le DJ pour qu’il passe pour la cinquième fois Blurred Lines / Puis vous l’avez frappé / Puis, vous avez voulu vous bagarrer avec les vigiles qui font deux fois votre taille et votre poids venus pour vous virer / Puis, vous avez eu mal…

<strong>Vous pouvez aussi demander aux amis qui vous accompagnaient ce qui s’est réellement passé, mais en général, vous pouvez avoir plus confiance dans les caméras de sécurité pour savoir ce que vous avez fait que dans les dires de vos amis ; ils ont toujours tendance à en rajouter.

Tout ça pour dire qu’au bout d’un moment, vous découvrirez bien ce que vous avez fait et auprès de qui vous excuser 

Cas #2 : Vous vous souvenez des victimes, mais pas de ce que vous avez fait.

Allez voir les gens et dites tout simplement « Pardon pour hier soir ».
La personne peut :
1. Ou ne pas de rappeler de vous (elle était dans un état pas très acceptable),
2. Vous répondre « Ce n’est pas grave, buvons un rhum » (acceptez avec plaisir, il faut soigner le mal par le mal)
3. Vous casser la figure, ce qui serait de bonne guerre.

  1. Tirer les leçons qui s’imposent

La meilleure étant certainement « apprenez à boire ».

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