Catastrophe en cuisine (#A little help to Cyril Lignac)

Mes dépenses se dispatchent à peu près ainsi :

– Loyer et charges 40 %
– Fringues 10 %
– Rhum 10 %
– Jus d’ananas et crème de coco : 5 %
– Picard 35 %

Au regard de ces pourcentages, les plus éveillés d’entre vous doivent se poser deux grandes questions :

  1. Comment se fait-il que le rhum qui tient une grande place dans ma vie (pour des raisons hydratantes et affectives) ne compte que pour 10 % des parts totales ?
  2. Est-ce j’ai mangé des lasagnes au cheval ?

La réponse à la question 1 est : J’ai des prix. Sur un malentendu, j’ai un jour roulé un patin au caviste. Depuis, il nourrit le secret espoir d’atteindre mon utérus en me rendant moins lucide. Honnêtement, je pense qu’il aurait plus de chance avec du GHB.

La réponse à la question 2 est : peut-être. En même temps, je ne vois pas comment faire autrement puisque je ne sais pas cuisiner. D’ailleurs, sauf si on inclut la cuisson au micro-ondes, je ne cuisine jamais. Pour tout vous dire, la dernière fois que j’ai été au marché, c’était en 1997 pour acheter un pendentif « Votre prénom sur un grain de riz ».

(ilustration mensongère. Je ne suis pas la fille parfaite dans cette cuisine parfaite)

(ilustration mensongère. Je ne suis pas la fille parfaite dans cette cuisine parfaite)

De toute manière, je crois que cuisiner est trop compliqué et trop fastidieux pour moi parce que…

  1. Dans mon frigo, j’ai actuellement trois articles : un tube de mayonnaise, une bouteille de jus d’ananas et des poivrons rouges marinés. J’ai un jour essayé de composer un plat « à la va vite » à mes amis sur cette base pensant leur faire un peu plaisir. Depuis, ils apportent toujours à manger quand ils viennent chez moi. C’est une des raisons pour lesquelles j’aime recevoir : au moins, je peux manger.
  2. Je ne comprends pas les recettes, surtout quand il est écrit : « Faites cuire jusqu’à ce que le dessus de votre plat soit bien doré ». Je ne sais pas si les mecs qui rédigent les recettes ont un problème avec la gestion des couleurs, mais pour moi, le dessus est d’abord pas cuit puis brun, puis noir. Pas doré. Et puis le dessus, ça comprend TOUT le dessus ou le dessus avec seulement les bords ? Notez que ce sont les mêmes personnes qui écrivent « prenez une poêle moyenne ». Chez moi, j’ai une seule poêle et je n’ai absolument aucune idée sur le fait de savoir si elle est moyenne ou moyenne plus, ou moyenne moins, ou pas moyenne du tout. Franchement tout cela manque de précision et moi, je suis une fille avec qui il ne faut pas avoir peur de dire les choses clairement.
  3. Je ne comprends pas les recettes (bis), surtout quand il est écrit : Lécithine de soja, saft levure, coqueret, basella alba… Mais de quoi parle-t-on exactement ? De patates péruviennes, de trucs verts avec des moignons qui sortent de la peau ? De viande de chèvre ? A un moment, je pense qu’il est important de développer des recettes accessibles à tous avec des ingrédients du quotidien comme un tube de mayo, du jus d’ananas et des poivrons marinés par exemple.
  4. Les appareils de cuisine sont trop dangereux pour moi. Pour vous la faire courte : j’ai perdu une frange (période de ma vie « putafrange », sept. 2006 à mars 2007) en allumant un feu à gaz, j’ai explosé une assiette en faisant réchauffer un cheesecake (elle avait un liseré doré), j’ai lamellé la manche d’un pull dans le mixeur. Je pense qu’avec un peu d’entraînement, je pourrais parvenir à les utiliser, mais pour l’instant, je ne veux faire de mal à personne (et surtout pas à moi !).
  5. La gestion de la cuisson. Je ne sais jamais si c’est trop cuit, pas assez. En règle générale cela aboutit à une intoxication alimentaire pour les courageux qui goûtent à ma cuisine. Et comme je le dis : « Mieux vaut vomir du rhum que vomir du rôti de porc. Ca passe plus facilement » (bon appétit, bien sûr !).
  6. Le nettoyage de la vaisselle. OK, cela n’a rien à voir avec la recherche des ingrédients, la maîtrise de la recette, des appareils et autres ustensiles, mais cela fait partie du job : quand tu cuisines, après tu nettoies. Et quand on sait tout ce que je salis en faisant la cuisine, sachez que cela laisserait plus d’une personne dans le désarroi face à l’évier, le plan de travail, la plaque de cuisson, le sol, le plafond…

Croyez-moi, l’investissement de mon argent chez Picard est parfaitement justifié et tant pis si je dois ma survie alimentaire à un cheval.

(Illustration plus réaliste du combat que je mène en cuisine)

(Illustration plus réaliste du combat que je mène en cuisine)

 

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