Le Prince Charmant, cette pauvre truffe !

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[Prince charmant : Homme nanti car :
1. fils de roi, donc forcément riche et potentiellement homme de pouvoir.
2. charmant, comprendre doté d’innombrables qualités (bravoure, galanterie, finesse d’esprit,…) et physiquement très avantagé.

Sportif, ses principales activités sont de galoper sur un cheval blanc, de combattre les dragons et de sauver des princesses canons en détresse.]

Ecrit comme ça, le prince charmant est la Sainte Quête du Graal pour toutes les filles dopées – ou non – aux contes de fée. Sauf que, vu de l’intérieur, tout laisse à penser que le Prince Charmant est une vraie truffe. Explications en 5 points.

  1. Le prince charmant a une vision rétrograde et complètement sclérosée de la vie.

Le Prince a bati son existence autour d’un modèle de vie en 3 étapes : 1. Trouver une femme, de préférence genre Gisele ou Mila Kunis, 2. L’épouser – manière traditionnelle de l’assouvir dans un royaume où aucune loi pour le divorce n’a été promulguée – et 3. lui coller une marmaille de successeurs pour affirmer la performance de ses spermatozoïdes.

Non mais où a-t-on vu que la femme, princesse par alliance ou non, a pour ambition de rester cloîtrée au foyer, à faire retour de couche sur retour de couche, en attendant que son homme ait fini tranquillou sa promenade dans les bois ?

Et puis, on sait bien ce qui s’y passe de nos jours dans les forêts. Point de loup affamé ou d’ogre terrifiant, mais plutôt une (ré)jouissante cueillette de champignons dans les cavités des prostiputes qui se promènent innocemment en ces lieux. Voilà la vérité et elle se conjugue avec petite vérole et syphilis !

La vie avec un Prince Charmant est entièrement dédiée à son bon plaisir, à nous de faire comme si c’était super sympa de laver des couches non-jetables. A nous de faire avec. Ou pas.

  1. Le prince charmant a des pratiques pour le moins étranges…

 Il fallait s’y attendre. Un mec beau, au physique athlétique, a priori intelligent, blindé de thunes et disponible sur le marché du mariage, ça cache forcément un (méchant) loup qui se nomme Perversion. J’en veux pour preuves cet attrait pour la nécrophilie (le prince embrasse Blanche-Neige, morte dans son cercueil de verre), les comateuses (cf. La Belle au Bois dormant) et ce côté très Georges Tron avec son fétichisme complètement assumé pour les pieds et les chaussures (Cendrillon).

J’en profite pour souligner une vraie difficulté pour le bellâtre à gérer ses émotions et notamment sa colère le poussant ainsi à faire de sa princesse une Natascha Kampush en puissance (La Belle et la Bête).

Tout cela me fait dire que le Prince Charmant  n’est finalement pas très très stable dans sa tête. Une psychothérapie, chéri ?

  1. Le Prince Charmant, c’est au minimum 1h30 dans la salle de bain

Il faut remettre les choses dans leur contexte. Le Prince Charmant vit à une époque où les douches se prennent à même la bassine, où il ne bénéficie pas des formidables avancées technologiques du rasoir 20 000 lames, où les coiffeurs utilisent des serpettes pour tailler la toison. Enfin, même si on peut prouver grâce au procédé de datation au carbone 14 que Liliane de Bettencout était déjà bien née à cette période hygiéniquement sombre de notre histoire, l’Oréal ne fabriquait pas encore de sérum anti-fatigue yeux Men Expert.

Pourtant, le Prince a le cuir chevelu nickel, la colo qu’il faut, l’odeur corporelle fleurie et le teint frais. Il n’y a pas de mystère, pour arriver à un tel résultat, le mec doit passer au moins deux heures à se préparer pendant que nous, on poireaute comme de pauvres hères derrière la porte en espérant qu’il nous laissera un peu d’eau chaude.
Et tout ça pour quoi ? Sentir le poney après avoir galopé comme un fou sur son cheval blanc pour faire le mariolle avec ses mignons de la cour. Moi, je dis STOP !

  1. Le Prince Charmant n’est absolument d’aucune utilité

Franchement, qui a envie d’un mec qui passe son temps à pourfendre les cœurs de dragons, animaux transgéniques qui n’existent dans sa tête qu’après absorption de drogues ?

Car voilà, en plus de nous prendre pour de stupides naïves, le gars se vante d’actes de courage chimériques pour nous impressionner.

Hors, on n’en demande pas tant. On aimerait juste qu’il trouve une place dans notre foyer qui ne soit pas celle du combattant mythomane. Par exemple, on attendrait de notre valeureux Prince qu’il passe en mode « action » quand on lui demande de tuer l’araignée qui pendouille au-dessus du baldaquin au lieu de se planquer dans le couloir en attendant qu’on écrabouille la bête avec une tatane. Ne serait-ce que ça, cela serait déjà beaucoup. A bon entendeur…

  1. Le Prince Charmant a des goûts discutables en matière de déguisement

Crapaud, grenouille, bête poilue, ogre pustuleux,… Avouons que le Prince Charmant a le don pour choisir des costumes pour le moins répugnants et ideux.

Certes, vous me direz « Carnaval, c’est une fois dans l’année. On ne fait pas des bals masqués tous les jours. Blablabla… », je suis d’accord. Mais quand bien même ! Quand cela arrive. je préfère me dire « Super, on va à une soirée déguisés en 118 218 » plutôt que « Rololo, on sort grimés en couple de cochons pas propres». Après, vous faites comme vous voulez.

Forte de toutes ces observations, il ne me reste plus qu’à abandonner la piste « Prince Charmant » dans la liste des mes envies copulatives. Et si, par voie de conséquence, il n’est donc pas l’homme de ma vie, je peux me consoler en me disant que de toute manière il n’existe pas.

Sur ces entre faits, je vais picoler.

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#Cheers

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