Lettre au Prince Harry (des fois que je pourrais devenir princesse)

prince-harry-elu-homme-le-plus-convoite


My dear,

Tu devrais te féliciter et te sentir terriblement heureux de recevoir cette lettre parce qu’en réalité, tu n’es pas du tout mon genre. En plus d’avoir un prénom de pain de mie, tu as quelques défaillances de maturité qui me semblent pour le moins incompatibles avec les qualités d’un mec bien. J’en veux pour preuves ton exhibitionnisme fessier plutôt récurrent et cette regrettable histoire de déguisement nazi qui nous amèneraient presque à penser que tu es un peu con-con sur les bords.

Et puis, il y a ton physique. Je n’ai pas pour habitude de critiquer les gens sur leur apparence, mais quand même, putain, T’ES UN ROUQUEMOUTE ! Tout « blanquichotte » en plus. Franchement, tu ne serais pas Prince, t’ aurais presque pu postuler à un concours de sosies qui aurait pour thème « Garfield le chat sous aspirine ». Cela dit, à force de t’avoir vu traîner d’abord dans les jupes de ta mère-grand, puis dans celles des biatches du gotha, on s’habitue. Plus ou moins.
Pour résumer, un mec comme toi, sur le papier, c’est pas pour moi.

Mais, tu le sais bien « only fools never change their minds » ou comme on le dit chez moi : « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Parce que voilà, il arrive un moment où le temps passe sans que l’on s’en aperçoive. Tu as bientôt 30 ans, j’ai prochainement un an de plus et de l’image  de jeunes plutôt cools qui s’éclatent dans la vie, on devient vite le vieux tonton ou la vintage tata un peu trop portés sur le litron de Guiness, qui ne se tapent des sessions sexe que sur Chatroulette. It sucks !

Alors pour toi, et parce que franchement cela me ferait kiffer de devenir princesse, je suis prête à renier mes convictions les plus profondes. C’est donc OK pour ta toison carotte râpée, OK pour tes fesses à l’air et OK pour la monarchie. C’est certainement sur ce dernier point que cela me coûte le plus, moi dont la flamboyante descendance a coupé les têtes des aristos pour faire plus facilement monter au créneau de la démocratie des dynasties de politiciens vendeurs de tableaux hollandais ou grands amateurs de l’Helvétie.

Je ne te propose pas cet arrangement – que nous pouvons espérer un brin réjouissant voire lubrique – pour la gloire, des photos dans The Sun ou encore ce superbe château dont tu devrais bientôt investir les lieux et dans lequel nous pourrions organiser des fêtes absolument démentielles ou des matchs de strip-polo. Pour te dire la vérité, quand j’ai su que tu avais été élu « meilleur co-pilote mitrailleur », je ne sais pas pourquoi, ça m’a vendu du rêve. L’amour tient parfois à peu de chose.

Toutefois, pour te convaincre de m’épouser, sache que j’ai quelques arguments en ma faveur même si je n’ai pas de concession au Zimbabwé. Je pense en effet réunir tous tes critères d’acceptation d’une Lady de Galles autres que savoir dire coucou avec la main dans un carrosse ou avoir vu tous les Sissi. Non, je te parle de choses primordiales dont les faits que je sois blonde, que je fume et bois, et qu’il m’arrive – je l’avoue timidement –  d’avoir moi-aussi la fesse cabotine.
J’ai également un véritable savoir-vivre. Mes parents m’ont donnée une bonne éducation, ou du moins pas pire que celle des arrivistes sœurs Middleton, et ta Queen de Grandmother devrait m’adorer. Les vieux m’aiment, quoi que je fasse alors que le contraire n’est pas vrai. Je ne sais pas si c’est une question de phéromones ou d’odeurs corporelles, mais toujours est-il que je suis de celles avec qui la vieille va supplier  de trinquer nos cups of tea every day.

Je conclurai cette lettre par ces quelques mots simples et sincères : be my sweety dirty Harry !

XOXO,

BritBrit Chérie

Advertisements