Comment survivre à la question « Alors, t’es avec quelqu’un ? »

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Le problème avec les week-ends, c’est que l’on rencontre des gens que l’on n’a pas vu depuis longtemps. Et le problème avec les gens que l’on n’a pas vu depuis longtemps est qu’inexorablement une seule et unique question leur pousse de la bouche comme un herpès purulent chronique, la fameuse « Alors, tu es avec quelqu’un ? » comme si rien d’autre n’avait d’importance.
Cette situation psychodramatique pourrait s’arrêter à cette interrogation en suspend, mais non, ils insistent. Au moment où ils posent cette stupide question, les gens en rajoutent dans la tragédie en surjouant leur rôle d’inspecteurs du cœur grâce à un regard inquisiteur directement planté dans le vôtre.

Savent-ils cependant que si vous aviez trouvé quelqu’un le monde entier serait au courant ? Ou cherchent-ils un simple moyen de se conforter dans le pathétisme de leur vie à deux ? Peu importe la motivation, puisque face à une question qui vous bloque au coin du mur sans qu’aucune échappatoire ne soit possible, il faut y répondre. Ou pas. Quelques exemples de réactions possibles pour mettre un terme au supplice psychologique.

  • Soyez simple et efficace : pleurez et partez en courant.
  • Soyez sincère : « je ne suis malheureusement avec personne. Personne ne veut se mettre en couple avec des gens qui, comme moi, brûlent des chats et tuent des gens ».
  • Sortez votre pipe à crack.
  • Présentez-leur Pompon, votre Rabbit que vous aurez sorti de votre sac et que vous essuierez devant eux pour leur montrer que vous avez un sens de l’hygiène accru quand il s’agit de sex toy.
  • Laissez planer le doute sur votre situation : « Moi ? Avec quelqu’un ? Célibataire ? Ahaha… ».
    NB : pour le rire, il ne s’agit pas de se marrer comme une tordue, mais plutôt d’opter pour un rire diabolique genre Voldemort dans Harry Potter.
  • La réponse psychiatrique : tapez-vous la tête sur les murs jusqu’à faire abondamment couler le sang. Cette « animation » devrait suffisamment divertir vos interlocuteurs pour qu’ils en oublient leur question. Pour cette fois-ci du moins.
  • Alternative à la réponse psychiatrique : faites une crise d’épilepsie ; c’est tendance.
  • Vendez-leur du rêve en leur parlant de José, votre nouveau petit ami camionneur, ex-taulard, très gentil et attentionné quand il n’a pas bu.
  • Vendez-leur du rêve bis et invitez les à venir vous rendre visite dans votre « ferme polygame » en vantant les mérites de vos toilettes sèches et de vos six compagnons.
  • Chantez du Patricia Kaas = mise en fuite de l’individu.
  • Remuez des lèvres comme si du son sortait de votre bouche.
  • Changez de sujet.
    – « Je n’avais jamais remarqué que tu avais de la moustache. Ma grand-mère a une crème décolorante très bien. Je te donnerai son nom ».
    – « Il te manque pas à toi Hugo Chavez ? »
    – « Attends, c’est pas Bernadette Chirac qui vient de passer là ? »
  • Profitez-en pour faire votre psychanalyse : « Oui je suis seule car le dernier abruti que j’ai trouvé était suffisamment lâche pour ne pas me dire qu’il était marié mais suffisamment valeureux pour me faire croire qu’il allait laisser tomber la mère de ses cinq marmots…. »
  • Faites-les culpabiliser : « Non, je n’ai personne depuis que je m’occupe de ma grand-mère atteinte d’Alzheimer en stade terminal d’un horrible cancer ? Naaan, je blague : mamie est morte l’an dernier au soulagement de tous. »
  • Jetez des paillettes en l’air et disparaissez sur le dos d’une licorne magique (Best solution 4ever !)
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