« Le nail art est-il un moyen fiable d’identification de la pétasse? »*

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Hier, je me suis rendue compte qu’en promouvant mon post « Demande d’amitié rejetée » sur Facebook, le teaser était bien plus passionnant que le texte en lui même. Pour se faire, j’avais copié-collé une phrase choc de mon rédac qui disait  « le nail art est-il un moyen fiable d’identification de la pétasse? » finalement peu en rapport avec le sujet traité.

Après 1200 visiteurs et un pauvre commentaire, je me suis interrogée tout haut sur mon mur Facebook : le teaser était-il finalement bien meilleur que le texte ?

C’est là que deux lectrices me répondent. La première me propose gentiment de m’accompagner chez le gynéco (j’apprécie sincèrement la proposition et la remercie). La deuxième, plus dans le sujet, m’écrit « Bah on s’attendait à se régaler d’un post incendiaire sur le nail art ».

On y vient ! Mes lecteurs attendaient du subversif, de la grosse claque dans la gueule des blogueuses et/ou Instagrameuses qui font du nail art, des réponses à la question fondamentale « Qu’est-ce qui amènent des filles à se dessiner des petits pois sur ses ongles ? Celui qu’elles ont dans la tête ? », du clash façon Booba – La Fouine qui vire à la guerre des cuticules à coup de top coat. Mais non.

Sachez d’ailleurs que ce genre de chose n’est pas du genre de la maison car jamais ô grand jamais, je ne me mettrai la communauté des art naileuses sur le dos.

  • Tout d’abord, on ne tire pas sur les ambulances. C’est un grand principe et je n’y dérogerai pas. J’essaie d’avoir un code et de m’y tenir dans le but d’améliorer mon score « Bonté d’âme » en prévision du jugement final.
  • Ensuite, elles sont plutôt nombreuses et présentes aussi bien en France qu’à l’international. Les dévaluer serait certainement me priver d’un lectorat potentiel à forte influence. Lisez : c’est pas bon pour les affaires et les statistiques.
  • Enfin, la seule fois où j’ai évoqué l’avorton d’une idée qui suggérait que le nail art était légèrement futile, j’ai bien senti que si j’allais plus loin dans la décrédibilisation de la nail artiste, les représailles ne seraient pas loin.

Et puis, qui suis-je pour juger ces filles, que dis-je, ces artistes !?!
Seriez-vous capables de dessiner des cerisiers en fleur sur un machin de 1 cm avec du vernis et un cure-dent ? Les mecs de bord de plage qui écrivent ton prénom sur un grain de riz peuvent enfiler une couche-culotte parce que je suis sûre qu’en comparaison, les filles qui pratiquent le nail art arrivent à t’écrire toutes tes pompes pour le bac philo sur dix ongles.

Pour ma part, je sais par exemple que jamais je n’irai jouer sur le terrain du nail art.

A chaque fois, c’est la même chose. Quand j’ouvre la bouteille de vernis, j’ai vraiment la confiance en moi et l’optimisme décomplexé. Je suis alors Michel-Ange qui va peindre le plafond de la chapelle Sixtine sur son majeur. Je sens la fibre artistique au bout du pinceau. Sauf que quelques secondes plus tard, je me rends compte que faire deux couches de vernis d’à peu près même épaisseur est pour moi un véritable défi et qu’à regarder l’ensemble, je me rends bien compte que c’est beaucoup de dégâts pour un si petit espace.

Et puis, de toute manière,  je me ronge les ongles. Du coup, quand je tente de pratiquer, c’est pour peindre les griffes du chat qui passe pour le travelo du quartier. Je crois cependant que cela ne le dérange pas trop car il est homosexuel.

Franchement, je pense que la communauté du nail art souffre déjà de beaucoup de critiques et de sarcasmes, et je ne vois pas l’intérêt d’en rajouter une couche (de vernis ! #Mouhahah).

Par contre, je veux bien faire un post incendiaire sur l’infographiste chinois qui a fait ça à Sarah Jessica Parker. A-t-on vraiment le droit de lui infliger une gueule à la Carla Bruni croisée avec celle de Roberto du Brasil  sous prétexte qu’elle a été payée pour faire cette couverture ? Tous les biftons du monde ne couvriront jamais les dommages psychologiques subis.

vMMNtOe

Ce post n’est donc pas une excuse à mon manque de virulence ni un pardon pour un teaser un tantinet trompeur.  En fait, je ne sais pas s’il a vraiment un sens et un intérêt… tout comme la matière qu’il traite.

Je pense qu’il vaudrait mieux pour la prochaine fois que je vous raconte comment je me suis retrouvée en train de ramper sur le ventre devant le secrétariat d’entrée de mon entreprise et que mon patron, qui ne m’avait pas vue parce que je rampe super bien et en toute discrétion, m’a allègrement écrabouillé les doigts. Là, il y a du message, du truc qui saigne et de l’accroche !

*Titre trompeur dans le but d’améliorer considérablement mes statistiques sans rien payer. 

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