Message d’espoir et de soutien pour la Saint-Valentin

girl cry

Amis célibataires, je sais dans quelles situations pathétiques vous allez encore vous mettre le jour de la Saint-Valentin.

Au travail, vous allez observer du coin de l’œil les allées et venues dans le couloir afin de repérer l’éventuel livreur de fleurs qui rentrera dans votre bureau. Vous vous entraînez d’ailleurs depuis 15 jours pour que votre air surpris soit parfaitement naturel bien que tout le monde s’accorde à dire que vous n’auriez jamais fait une bonne comédienne ou alors dans une série AB.

Tout au long de la journée, vous allez dire à tout le monde ô combien vous vous fichez de la Saint-Valentin alors que, dans votre for intérieur, vous êtes de plus en plus énervée de constater que personne ne vous a encore fait de déclaration d’amour.

Évidemment vous allez vérifier toutes les deux minutes tous vos comptes sociaux  en espérant que quelqu’un a mis quelque chose de so cute sur votre mur comme des images de Bisounours, de cœur avec des bras ou des « I love you » en typo arial corps 44. D’habitude cela vous horripile, mais là vous êtes prête à aimer n’importe quel truc mièvre qui prouverait que quelqu’un vous aime.

Vous irez même jusqu’à envisager de faire des Instagram de vous avec un bouquet de fleurs pour faire croire qu’un admirateur secret vous l’a envoyé.

Je n’exclus pas non plus la possibilité que vous vous rendiez dans une librairie, histoire de provoquer un remake de Coup de foudre à Nothing Hill à la FNAC du forum des Halles. Bien entendu, rien ne se passera comme dans le film, tout comme il est convenu que ce queutard d’Hugh Grant ne sera pas au rayon « Cuisine de nos régions».

Alors, quand le conseiller de vente vous demandera «Que puis-je faire pour vous ? », vous répondrez : « Je voudrais un corps chaud qui me prenne dans ces bras. Je voudrais un torse sur lequel balader mes mains. J’ai besoin qu’une voix suave et chaude me susurre des mots brûlants sur un lit suspendu. Tu comprends que JE VEUX UN MEC, MERDE !? ». Par politesse, et quelques minutes après cet instant de dévoilement de votre psyché, vous demanderez gentiment au vendeur interloqué si vous pouvez disposer, question à laquelle il répondra par l’affirmative en vous invitant toutefois à vous rendre au rayon « Livre de connasses » pour acheter un des tomes de 50 shades of machin-chose.

Certainement, vous écouterez Someone like you d’Adèle dans votre iPod tout en pleurant comme une madeleine quitte à passer pour une pauvre fille perdue aux yeux de tous et notamment de ceux qui vont par paire. De toute façon, vous vous en fichez, vous n’avez plus aucune dignité.

Il faut s’y résoudre, la Saint-Valentin, c’est 24 heures d’effondrement sur soi-même. Même si vous essayez de prendre cela avec un certain détachement – et une bonne bouteille de rouge -, il y a toujours une petite voix intérieure qui vous dira quelque chose comme « Tiens, ne serait-ce pas le bruit d’un petit caillou qui vient frapper le carreau de ma fenêtre pour m’inviter à rejoindre un bellâtre dans sa Citroën ? » alors que c’est tout à fait improbable – vous avez toujours fui les mecs en Citroën -.

Ainsi, le lendemain, même si vous découvrez que personne n’aura fait le pied de grue toute la nuit derrière votre porte, le nez congelé par le froid et les fleurs à moitié fanées, alors pensez. Pensez à tous ces gens qui ont fêté la Saint-Valentin en tête-à-tête sans rien avoir à se dire, à tous ces gens qui savent exactement de quoi demain sera fait, à ces gens encore qui vivent à deux uniquement pour des questions de partage des frais. Il est temps de vous reprendre car vous n’êtes pas comme eux. Alors rien que pour ça, restez névrotiques, restez frustrés, restez hypersensibles ! Et demain sera un autre jour.

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