This is the Ladies night (oh what a night !)

Si vous me suivez sur Twitter ou Facebook,

  1. Vous êtes un vrai petit chanceux d’être le témoin privilégié de mes instants de vie et pensées les plus profondes,
  2. Vous n’êtes pas sans ignorer que la semaine dernière, nous fêtions en grandes pompes les 5 ans de Ladies Room, le webzine collaboratif des filles à la page qui en ont dans la culotte, et je ne parle pas ici de pilosité. Mouahahaha… Non, pas « mouhahahah » ? Bien, bien, bien.

Donc, cet anniversaire était l’occasion pour la rédaction de réunir l’ensemble de ses contributrices autour d’un Drink plus que hot dans les locaux de l’Agence Heaven. Récit d’une soirée pour le moins agitée.

19 h : le pot commence et je ne suis toujours pas prête. Que je vous explique. Afin de faire une surprise à la rédac chef’, les filles de la Room ont décidé de toutes venir habillées selon un thème. Après de multiples échanges pour définir le dress code (Pokémon ? Animaux de la ferme ? Moustache et caleçon ?), nous avons fini par adopter à l’unanimité « pupute de luxe ».

Sauf qu’à cette heure précise, je ressemble à une vieille pupute qui fait des passes dans une caravane à l’orée d’un bois. Je décide donc d’appeler Valentine, ma cousine de 17 ans, qui a une maîtrise parfaite de ce look depuis ses 13 ans et demi.

19h50 : Dans le métro, quelqu’un me confond avec Kim Kardashian qui se serait teinte en blonde.

– Oops, excusez-moi mademoiselle, je vous ai pris pour une pupute de la télé-réalité.
– Il n’y a pas de mal. Mais vous ne trouvez pas que je ressemble plutôt à une pupute de luxe ?
– Mais carrément, vous m’ôtez les mots de la bouche.
– Ah merci !

20h00 : J’arrive sur les lieux du rendez-vous.

Les invités s’écartent sur mon passage pour former une haie d’honneur. Alors que j’avance telle Kate Middleton débarquant chez les Tonga, les feux de Bengale s’allument, la foule applaudit à tout rompre et pousse des cris de liesse.

Aulive se précipite à ma rencontre avec un verre de Pina Colada. Je lui tends la main pour me faire un baisemain qu’il exécute à la perfection. Storia Giovanna, la plume spécialiste de la Sainte Vierge et des bistouquettes chez Ladies Room, s’évanouit et Steffich, notre inestimable rédac’chef, pleure de joie.

Je crois que ce descriptif est assez fidèle à la réalité bien que je n’en ai pas retrouvé trace sur les photos de la soirée.

20h20 : Le buffet est superbe ! Alors que le champagne coule à flot, j’aperçois au loin une tête qui ne m’est pas inconnue. C’est Loou, l’ancienne patronne de Ladies Room, qui n’a pas vraiment compris le dress-code. Elle est venue habillée en licorne magique, les cheveux teints en Tye & Dye Arc-en-ciel et une corne sur le front réalisée en rouleau de Sopalin en carton.

Je perçois dans son regard un sentiment de désolation face à cette erreur. Heureusement, à ses côtés, PliPli tente de la consoler tant bien que mal :
– Tu sais Loou, même en licorne magique, tu fais un peu pupute.

20h35 : Je n’en peux plus de signer des autographes et de répondre aux sollicitations des contributrices de Ladies Room pour qui je suis une sorte de modèle absolu. Seule la Pina Colada m’aide à tenir le choc ; j’en suis à mon quatrième verre.

21h00 : StreetBook, l’artiste révoltée de la bande, propose que l’on fasse une photo de groupe avant que l’on ne soit toutes bourrées. Bien que je craigne que cela ne soit un peu trop tard pour moi, j’accepte de participer de bon cœur.

Elle poursuit : « …et on se met toutes seins nus pour contester contre l’oppression de la baleine de soutif dans un grand élan de révolution artistique ». Bon là, personne ne comprend vraiment le concept, mais pour ma part il est absolument hors de question d’avoir les nénés à l’air ; je pourrais choper une bronchite.

Ce souci n’est pas le cas de Lollipop, l’ex-chef de rubrique de la sexuelle Back Room, qui fait déjà tournicoter ses tétons en poussant des « Yeaapeee ».
Je m’éloigne discrètement vers le buffet.

21h15 : Je trouve que les toasts au saumon ont une drôle d’odeur. Je bois une sixième Pina Colada pour faire passer l’arrière-goût qu’ils me laissent en bouche.

21h20 : Nouvelle Trentenaire s’approche de moi.

– J’ai une question.
– Mmm… (j’ai la bouche remplie de foie gras)
– Tu ne regrettes pas de ne pas être sortie avec Kelly Slater alors qu’il le voulait ardemment. C’est idiot quand même de gâcher sa vie à 20 ans, sur un simple refus…
– Groumpf…. (cette conne est en train de me faire faire une fausse route avec le pain grillé)
– … parce que moi à ta place, je serais en complète dépression de savoir qu’à l’heure actuelle je pourrais vivre à Hawaï sans avoir besoin de travailler.

Je réussis à déglutir le morceau de pain en me griffant tout l’œsophage. Malgré la douleur, je réussis à articuler ma réponse :
– Connasse !
– Permets-moi de te reprendre, mais le thème c’est « pupute de luxe » pas connasse.

Je la laisse en plan, une verrine de guacamole à la main. Elle n’a qu’à lui demander à son avocat mixé s’il ne regrette pas le temps où il vivait au Mexique et qu’il jouait du banjo avec son groupe de tacos.

21h46 : Magadit est bourrée comme une bourriche. Elle se colle à Aulive qui, dans un grand élan de générosité, lui sert de pilier de soutien. Avec une élocution que l’on pourrait qualifier d’aléatoire, elle lui propose de coucher avec elle. Aulive refuse poliment. Il a des principes : 1. il n’abuse jamais des personnes quand elles sont sous l’influence de l’alcool et 2. il ne couche jamais avec des filles, question d’honneur.

22h00 : Mais il a vraiment un drôle de goût ce saumon. J’enchaîne sur la Pina Colada numéro… numéro… bon, je ne compte plus les verres, on n’en est plus là.

22h35 : Steffich propose que l’on fasse une animation. Enthousiasme général. Storia veut jouer à « Qui a le plus gros petit Jésus ? » avec les garçons présents, alors qu’Audrey A suggère une lecture des 140 premières pages d’ « A la recherche du Temps perdu » de Marcel Proust.

– Ca va Audrey, tu nous fait déjà chier avec tes critiques de bouquins, alors tu vas pas en plus gâcher les 5 ans de Ladies Room.
– T’as un problème avec mes critiques, DarkGally ?
– Ouep, tu me voles la Une à chaque fois alors que perso, j’en ai rien à carrer de tes livres de merde !

Une gifle part, une autre s’ensuit et les voilà qui commencent à se battre à même le sol. Xena hurle : « Allez Audrey, fais-lui la peau des oreilles ! » tandis que je leur lance les toasts au saumon dégueulasses pour les exciter encore plus.

Franchement ce fut un beau combat même si pour les deux protagonistes, cela s’est terminé aux urgences.

23h25 : MayaTheBee est en pleine conversation avec un seau à glace.

– Tu comprends, ces 15 dernières années de psychanalyse m’ont appris que je devais parler à des gens qui me comprennent. Un peu comme toi…

C’est dans ces moments-là qu’on se dit que la soirée a dérapé quelque part. Je prends une vodka fraise pour m’aider à réfléchir sur le sujet.

23h55 : Finalement, on décide de faire une compet’ de curling avec des chaise à roulettes. Le principe est simple : on attache quelqu’un sur une chaise et on la lance le plus fort possible. La participante qui va le plus loin gagne.

Je choisis de propulser La Chieuse. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, mais elle a fini éclatée sur le sol, les deux dents de devant en moins. Elle pleure la bouche ouverte, ce qui est esthétiquement un peu dégoûtant surtout qu’en sus elle met du sang partout.

Traulever décide de lui confectionner de nouvelles incisives avec la mie du pain surprise. Franchement, le résultat fait plutôt illusion à plus de 2 mètres, le gars a de vrais talents de prothésiste. Je le félicite.

00h05 : La tête dans la cuvette des toilettes, je confirme : les toasts au saumon étaient vraiment pourraves. Je prendrai une Tequila pour faire passer le goût du dégobillis, ça fonctionne bien en général.

Pour ceux qui ignorent qui est Boenbotte, appréciez.

00h15 : Un claquement de bottes se fait entendre. La musique s’arrête brusquement et les conversations se taisent. Les têtes se tournent. C’est… Boenbotte ! Vêtu de ces plus belles cuissardes, il toise l’assemblée d’un regard frondeur, un sourire narquois aux lèvres. Il sait qu’il fait son petit effet.

C’est alors que tous les convives se rappellent soudainement qu’ils ont des choses importantes à faire le lendemain – compète de piscine, nourrir les poissons, pyrolyse du four,… – et qu’il est l’heure de rentrer.

Dommage, j’aurais bien continué. Il restait du rhum.

Note de l’Auteur : Pour être honnête, s’il y a bien eu une soirée d’anniversaire de haut vol, malheureusement, je n’étais pas présente ; j’avais déjà une soirée prévue avec Rihanna et on ne déprogramme pas Rihanna. Mais je suis sûre que si j’avais été là, cela se serait passé à peu près comme ça. Croyez-moi. Ou pas.

Note de l’Auteur 2 : Merci à Ladies Room d’exister et Big Up à ses contributrices qui me pardonneront je l’espère, de les avoir un peu mal-menées dans ce texte.

Publicités