Liste des jobs que je ne voudrais absolument pas faire

Je suis en pleine réflexion sur mon avenir professionnel (le sujet a déjà été abordé ici ). Outre le fait que j’avais émis le souhait de pouvoir trouver un job où le port du short en jean soit autorisé pour ne pas dire obligatoire, j’ai vraiment envie de trouver un emploi où je puisse entièrement m’épanouir, faire entrer en interaction ce que je suis avec ce que j’aime avec salaire confortable à la fin du mois.

Le problème, c’est que malgré mes recherches, je suis au point mort. Je ne sais pas quoi faire de ma vie. Quand je parle de « ma vie », j’entends bien sûr « vie professionnelle » , car il est bien évident que si j’avais le choix de ma vie au sens large, elle serait partagée entre des cours de surf, des cocktails festifs et des bombes dans la piscine d’une villa de luxe des Caraïbes. Bon, passons.

Au début, j’avais commencé par faire une liste des jobs que j’aurais aimé faire comme chanteuse de rock, écrivain à succès, rentière, Présidente du Conseil d’administration de BMW. Mais il est évident que pour exercer l’un ou l’autre de ses métier, il faut soit avoir du talent, soit être bien née. Je ne possède ni l’une, ni l’autre de ses qualités.

J’en suis donc venue à établir la liste des métiers que je ne voulais absolument pas faire. Evidemment, je passerai sur les professions d’éboueuse, dame pipi ou agent d’assurance. Attention, ne vous méprenez pas sur mes intentions, je trouve que les personnes qui exercent ces métiers sont tout à fait respectables même si je me suis toujours demandée comment on pouvait en arriver là.

Par exemple, devient-on réellement proctologue par passion ? Regardez la situation en face, les mecs se tapent 8 ans de médecine avec toutes les difficultés que cela comporte, pour dire ensuite « Non moi, la chirurgie esthétique, j’aime pas. Ni la pédiatrie. Par contre, j’adore les trous de balles, je vais devenir docteur du cul-cul ». C’est pas possible hein ? Le mec, ou il est golfeur ou il est toujours dans la deuxième phase de son évolution affective selon Freud, à savoir le stade anal. Je ne sais pas moi, j’émets des hypothèses.

Tout ceci est un long débat et je vais en rester là pour aujourd’hui pour revenir au sujet qui nous préoccupe : ma liste des cinq jobs que je ne veux absolument pas faire.

 

Conductrice de bus scolaire

Le véritable problème de ce travail est qu’il requiert trois compétences majeures :

  • Ne pas consulter son iPhone toutes les 30 secondes pour twitter
  • Aimer les enfants
  • Etre sobre.

En l’état, je crois que ne suis pas tout à fait disposée à faire les concessions qui s’imposent. Les personnes qui font ce choix de carrière méritent sincèrement beaucoup de respect et des bouchons d’oreille à défaut d’une bouteille de vin.

Equarisseuse

Petit mémo des missions de l’équarrisseur pour ceux qui se posent la question : il s’agit pour le professionnel de « traiter » les cadavres d’animaux. Cela passe bien sûr par la mise à mort de l’animal, son dépeçage et son désossage pour un salaire débutant à 1300 euros (source : fichesmetiers.com).  Vous avez pas un peu faim là ?

Mais en fait, l’équarrissage, c’est finalement un peu comme le coup du proctologue. Pour aimer ce métier, le gars à la base, il a un gros problème ou une passion pour le moins singulière. Pour ma part, je pense que la personne a quelques troubles psychologiques et de graves choses à reprocher à sa mère, ou comme la profession de Serial Killer est à date prohibée, il s’est lancé dans une alternative professionnelle compensatrice de ses pulsions destructrices.

Maintenant, je comprends tout à fait que l’on ait envie d’exercer ce métier surtout que, si j’en crois le très sérieux journal La Dépêche, c’est un métier qui innove. Bien, bien, bien…

Contractuelle

Si j’ai mis le job de pervenche dans la liste noire des emplois que je ne voudrais absolument pas exercer, ce n’est pas du tout dû au fait que je trouve que les chaussures des pervenches sont une insulte ouverte au monde de la maroquinerie de pied, qu’elles sont dénuées de la capacité de nouer un lien social et qu’elles représentent un peu les prostiputes de l’administration communale en mode mère maquerelle. Non. C’est juste que j’aime pas beaucoup marcher. Voilà.

Bûcheronne

Selon CareerCast, c’est le pire métier du monde. De mon avis, je ne trouve pas ça spécialement déplaisant. On est au milieu des bois au contact des biches et des sangliers, on peut même trouver quelques cèpes au passage, ramasser des châtaignes, toussa toussa…

Non, le problème pour moi est que je suis particulièrement curieuse et maladroite avec les outils dangereux, même les plus petits. Par exemple, est-ce ma faute si je voulais voir comment fonctionner le système du taille-crayon, que le trou faisait pile-poil la taille de mon doigt  et que j’ai fini aux urgences avec un ongle dans la main ? Maintenant, imaginez ce que je peux faire avec une tronçonneuse.

Promeneuse de chiens

Pour tous ceux qui s’extasient devant le poil d’un Berger des Pyrénées ou la tête rigolote d’un Jack Russel, rappelons à toute fins utiles ce qu’est un chien.

Chien (nom masc.) : animal mammifère à quatre pattes de la famille des canidés bien que sa tendance à baouacher (du verbe en patois « baouacher , syn. baver) a longtemps vu les zoologistes hésiter à le classer dans la famille des gastéropodes. Son cerveau étant d’assez petite taille, ses journées sont rythmées par ramener la baballe ou des corps morts, manger de la pâtée et faire ses besoins lors de ses promenades. Lorsqu’il s’agit de « besoins consistants », il est du devoir de la personne qui le tient en laisse de les ramasser avec les mains même s’ils sont encore chauds pour les fourguer dans une poche sous peine d’être punie d’une amende de 45 euros minimum.

Malgré un sens de l’odorat particulièrement développé, sa tendance à sentir les attributs humains féminins peut parfois déranger ou pas selon si l’on aime être reniflée ou pas.

Voilà en gros pourquoi tout rapprochement avec un chien, même professionnel, est exclu (même si j’ai placé stratégiquement une photo d’un chiot tout mimi pour vous attirer sur cet article).

Maintenant que les bases sont posées, si vous pouvez me proposer un job sympa, qui paie bien et où je puisse avoir un peu de temps libre pour surfer sur Internet ou écrire mes états d’âme sur un blog, faites-moi signe !

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