Dieu et mes seins

Il y a beaucoup de choses qui font qu’il n’est pas toujours facile d’être une femme. Et ceci est d’autant plus vrai quand c’est la société et la Nature qui troublent notre jeu et, à l’heure actuelle, elles travaillent sérieusement contre moi. Par exemple…

Je vis dans un monde dans lequel je suis tentée par des choses terribles comme une boîte d’Oursons à la guimauve qui me tendent leurs petites papattes au rayon confiserie et qui méprisent les effets secondaires qu’ils pourraient provoquer sur ma cellulite et le port du short.

Alors, forte des enseignements des magazines féminins, je me restreins et j’essaie d’être une fille qui mange sainement, qui prend soin de sa ligne sachant que l’ourson à la guimauve sus-nommé ne fait pas parti de cet univers bio-éthique. Je me « délecte » donc de bâtonnets de surimi, de flocon d’avoine dans du yaourt 0% et je boulotte des galettes de riz comme un chien le ferait de son os anti-caries. What a funky life ! #OuPas.

Mais savez-vous ce qui se passe quand je me mets dans la peau de cette fille ? Je suis punie. Oui, punie d’avoir une alimentation qui me maintient en bonne santé, punie de vouloir donner de moi l’image d’une fille en pleine forme, punie de faire attention à mon poids.

Je suis punie en perdant mes seins !

Bien sûr, ma vie avec mes petits seins est super :

  • Je peux voir mes pieds en baissant juste la tête et sans être gênée par un obstacle mammaire,
  • Je peux me permettre de sortir en société sans mettre de soutien-gorge et sans faire de suite vulgaire,
  • Je peux courir derrière n’importe quoi – ou n’importe qui – sans que cela ne ballotte de trop,
  • Idem si je veux faire un jour du trampoline,
  • Je peux me faufiler dans des endroits super étroits sans me coincer (ex : barreaux de prison).

Mais c’est tout de même une situation avec ennuyeuse. Depuis toujours, j’essaie de répondre aux critères charnels imposés par la vie qui se résument peu ou prou à « taille fine et gros seins ».
Mais si je devais décrire mon buste avec objectivité, je dirais « deux raisins sur une planche à pain ». Voilà mesdames, messieurs, comment sont récompensés mes efforts. Ah, elle est belle la vie !

C’est certainement une des raisons principales pour lesquelles je ne crois pas en Dieu. S’il existait vraiment et qu’il fut un homme comme beaucoup le prétendent, il aurait dû se dire :

« A Brit’ Chérie qui est tant appliquée dans son combat pour rester mince et en pleine forme, et parce que les hommes aiment ça, j’accorde des gros seins. Ainsi soit-il. Amen ».

Là, on serait vraiment dans un monde équitable avec une chance pour chacune de ressembler à un mannequin de Victoria’s Secret.

Mais il ne le fait pas.

Et vous savez pourquoi ? Parce que les seins sont faits de graisse.

Oui, deux boules de masse graisseuse qui se barrent dès que tu fais des repas équilibrés 3 fois par jour.

Voilà la réalité de la religion aujourd’hui. : un vaste mensonge réduit à néant par une paire de seins minuscules.

C’est tout ce que j’ai à dire.

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