Doit-on détester les filles de la pub H&M ?

Avec leur corps de rêve, leurs traits fins, leur air hautain, leur attitude complètement décomplexée, leurs poses lascives qui excitent tout ceux qui croisent leur chemin (même vous, c’est dire !), on peut dire qu’ a priori il n’existe aucune raison valable pour que l’on accepte de concéder aux mannequins de chez H&M un semblant d’amitié même si elles avaient perdu toute leur famille dans un accident de bateau Costa Croisière ou si elles avaient chopé la syphilis. A les voir se pavaner en maillots de bain dans nos magazines, je n’ai personnellement qu’une seule envie : cracher sur la page de pub comme si elle était leur tombe.

Et ce n’est pas la première fois qu’H&M nous fait le coup de la beach bombasse. L’an dernier, en voyant la campagne été maillots, j’avais raisonnablement décidé de ne pas aller à la plage du tout. C’était un peu bête comme décision, surtout que j’avais gagné un voyage en Tunisie dans mon Super U. Mais bon, on ne réécrit pas l’histoire.

Ainsi, pour répondre à la question « Doit-on détester les filles de la pub H&M ?», je répondrais : « Eh comment bougrediou !». Sauf qu’à bien réfléchir, je me demande si finalement, elles ne seraient pas plus à plaindre qu’à haïr.

Laissons tomber les mauvais sentiments pour une approche plus humaniste envers ses pauvres mannequins parce que…

  • Elles sont physiquement disproportionnées : cuisses de la taille d’un bambou Ikéa, taille ultra-fine et gros roploplos. Perso, ça ne me tente mais vraiment vraiment pas (marmonnements…)
  • Quand on écarte les cuisses aussi grand que ça, cela suppose un gros travail niveau épilation du maillot et quand on sait le mal de chien que cela fait de déloger le poil de sa niche, on ne peut que saluer le courage de ces filles.
  • Avec un tel bronzage, on a l’impression qu’elles partagent leurs gènes épidermiques avec Jacques Séguéla et Manuel Valls et ça, on ne peut le souhaiter à personne.
  • Qui de nos jours peut accepter de porter des maillots aussi infâmes en dehors de bonnes âmes ou de pauvres filles décérébrées ?
  • On n’utilise plus d’huile sur le corps depuis les années 80 sauf si l’on est bodybuilder ou cobaye pour la recherche médicale sur les mélanomes.
  • Rapport à ce précédent propos, et vu la couleur de leur bronzage qui se rapproche plus du « cramoisi-moisi » que du joli teint hâlé, je pense qu’elles vont bientôt passer tout leur temps libre sur Doctissimo pour évaluer l’état d’avancement de leur cancer de la peau et calculer leur espérance de vie (à vue de nez 4 jours et demi).
  • Enfin, pour en finir avec la question de l’exposition solaire, sachez que eau + sel + soleil + surexposition = peau dégueulasse. Je vous dis ça en connaissance de cause puisque pour avoir presque failli coucher avec Kelly Slater et l’avoir ainsi approché de très près, je peux vous dire que c’était pas folichon niveau cutané (pores dilatés, comédons en-veux-tu-en-voilà, sécheresse excessive,…)
  • Avec ce type de poses plus que suggestives, elles risquent le viol à tout moment. Si DSK passe par là, je ne donne pas cher de leur peau.
  • En fait, à tout bien réfléchir, je ne pense pas que qu’elles aguichent réellement le chaland. Je dirais plutôt qu’elles attendent que le gynéco vienne leur faire un frottis. C’est important le dépistage du cancer du col de l’utérus.

Cela étant dit, sachez toutefois qu’H&M s’est excusé pour cette publicité. Enfin essentiellement pour le fait que les mannequins étaient bien trop bronzées, pas parce qu’elles étaient trop bien foutues, cela aurait été trop beau.

Mais ce que j’en dis, c’est que la compagnie aurait mieux fait de demander pardon pour la qualité de ses fringues, cela aurait été plus acceptable.

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