Bien vivre son adolescence : 7 conseils de bases

A tout âge, on a de besoin de conseils qui nous aident à mieux appréhender la vie et ces pièges, à mieux faire face aux situations délicates dans un seul but : sauver son honneur autant que faire se peut et avancer toujours plus loin. C’est certainement pourquoi, j’ai été contactée par une jeune fille qui, après la lecture de « Cher ado… », m’a supplié et grassement rémunérée pour que je consacre un article à la cause adolescente. Qu’à cela ne tienne, me voilà en pleine exécution !

Voici donc mes quelques conseils utiles pour vous, les jeunes.

1. Tout d’abord, sachez que tout ce que vous pensez, tout ce que vous savez de la vie est à 90% faux. Votre cerveau est totalement chamboulé par les hormones et paniqué par ce moment périlleux qu’est l’adolescence. C’est pour ça que, pendant cette période, on pourrait vous qualifier de « déficients mentaux ». Moi, je préfère le terme « d’idiots », ce qui est peu ou prou la même chose quoique moins choquant pour vos sentiments pleinement exacerbés.

Mais cela n’est pas votre faute et normalement, si vous n’êtes pas dans la catégorie dite des adolescents attardés, tout devrait se niveler au moment du passage à l’université. Donc, mon premier conseil serait de vous dire : pas de panique si vous êtes à date un peu cons, vous devriez prochainement devenir une personne normale. Profitez cependant du bonheur de ne pas vraiment vous en rendre compte.

2. Ensuite, comprenez que tout ce qui vous fait actuellement pleurer, vous fera rire dans cinq ans et vice-versa. Quand vous êtes dans les affres de la douleur adolescente, vous n’avez pas la beauté du recul. Ressentez donc cette joie de savoir qu’en fin de compte votre spleen n’aura absolument aucune importance dans vingt ans. Une bonne raison d’oublier direct l’absorption de la boîte d’Imodium Lingual pour vous suicider. D’abord, on ne connaît personne de décédé suite à une overdose de comprimés anti-diarrhéiques et ensuite, vous risquez de faire caca dur pendant le reste de votre vie et ce n’est pas ce que vous voulez, n’est-ce pas ?

3. De plus, comme tout adolescent, vous détestez vos parents et encore plus ce qu’ils vous racontent. Erreur ! D’après une étude scientifique réalisée auprès de mes propres géniteurs, il apparaît que 60 % de ce qu’ils racontent est vrai. Pour les 40 autres pourcent, il s’agit de mensonges destinés à vous emmerder autant que vous le faites à leur encontre. C’est de bonne guerre.

Ainsi quand vos parents vous disent « Ne fume pas de drogue, c’est mauvais pour la santé », c’est vrai. Mais quand ils rajoutent « Alors file-moi ta boulette, je vais la jeter ». C’est faux, ils vont la consommer et tout ça à vos frais.

Ce qu’il faut retenir, c’est que vos parents sont des êtres humains tout ce qu’il y a de plus banals et qu’un jour, vous les aimerez de nouveau et vous fumerez ensemble le calumet de la paix. Enfin, pour la plupart d’entre vous car certains ont des parents qui sont vraiment des connards.

4. Vous avez certainement un meilleur ami. Vous savez le brave type ou la fille super cool avec qui vous partagez vos crises de rires hystériques et votre mal de vivre. Oui, je parle bien de cette personne qui sait tout de vous, vous connaît mieux que personne et avec qui l’amitié c’est « A la vie, à la mort sauf si tu me piques mon mec/ ma meufa ». Et bien regardez-le/la bien car d’ici quelques années au mieux vous ne vous connaîtrez plus, au pire vous vous détesterez. Ne cherchez pas plus d’explication à ce point, la vie est ainsi faite.  Donc, aimez-le maintenant, cela ne sera bientôt plus le cas.

5 Ce conseil va vous paraître un peu réac, mais je ne peux écrire un article sur ce thème sans vous parler de drogues. On en revient là, mais votre cerveau n’est pas complètement formé et si vous prenez des choses « sérieuses » vous risqueriez de finir encore plus débile que vous n’êtes à présent. Alors conservez-le intact, au moins jusqu’à l’Alzheimer.

6. Vous le savez déjà, mais cela fait toujours du bien de se l’entendre dire (surtout si vous êtes en cours d’éco ou de latin) mais beaucoup de choses que vous apprenez à l’école ne vous seront d’aucune utilité par la suite. Cependant, plus vite vous les apprendrez et les régurgiterez sur vos copies, meilleures seront vos notes et plus vite vous pourrez avoir votre appart, des diplômes, un conjoint, un crédit immobilier, une Renault, des gosses, une concession à perpétuité.

Je viens de prendre conscience que ce n’est pas le meilleur argument que je pouvais avancer sauf si vous rêvez d’avoir la vie de vos parents sauf s’il y en a parmi vous qui voulez reproduire le schéma familial. Oui ? Non ? Non. OK… Passons donc rapidement sur le thème de la sexualité.

7. Pour finir, évitez d’avoir trop de relations sexuelles avec trop de monde. Au bout d’un moment, on ne sait plus vraiment à qui on a montré ses organes génitaux et cela peut-être gênant en soirée.

Mise en situation :
– Salut Aurélien. Tu te rappelles de moi ?

– Mais comment ne pas se souvenir de tes énormes lèvres vaginales ! Tu veux un peu plus de champagne ?

On est bien d’accord que ce n’est pas ce qui a de plus classe.

Pour conclure, et ceci n’est pas un conseil mais plutôt une prédiction, préparez-vous à la nostalgie de cette période intense de votre vie avec son lot de sentiments comme jamais rien au monde ne pourra plus jamais vous procurer.

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