Les excuses de l’ivresse

J’ai décidé d’arrêter de boire. Pas pour toujours, on est bien d’accord, mais juste le temps de retrouver une certaine virginité sociale. Je me rends bien compte qu’aujourd’hui faire amende honorable un lendemain de beuverie est acceptable uniquement si c’est occasionnel.

Malgré toute une panoplie d’excuses pour me faire pardonner de mes états d’ivresse, je sens bien que j’ai de moins en moins d’oreilles attentives et empathiques à ma cause.

Alors pour que vous buviez à ma santé pendant mon sevrage, je vous offre ces quelques excuses à partager avec tous ceux qui voudront bien vous croire.

  • C’est un accident. Je ne voulais vraiment pas que cela arrive.
  • Je n’arrêtais pas de penser qu’avec un verre de plus je me sentirai encore mieux. Bien que le résultat de cette expérience ne soit pas probant, je ne peux que me féliciter de ma ténacité à vouloir résoudre les grandes épreuves de la psychologie comportementale.
  • J’ai écouté un vieil album d’Ace of Base et j’ai voulu oublier…
  • Si c’est bon pour le prince Harry, alors c’est bon pour moi.

  • Êtes-vous déjà allé en soirée avec des amis sobres ? Étonnement insatisfaisant.
  • Comme je ne suis pas sortie le week-end d’avant, j’ai voulu me rattraper.
  • Je suis de celles pour qui le verre est toujours à moitié plein. Du coup, il faut trouver quelqu’un pour boire le reste. Et ce quelqu’un, c’est moi !
  • Je devais passer du temps avec ma famille.
  • C’était cadeau.
  • J’avais pris la ferme décision de ne pas boire, et puis j’ai bu. Ce n’est pas ma faute, je suis psychologiquement faible.
  • Je voulais vérifier que la mention sur la notice de mes antibiotiques disant « Ne buvez pas de boissons alcoolisées pendant la durée de votre traitement » était bien vraie. De nos jours, on ne peut plus faire confiance aux laboratoires pharmaceutiques.
  • Je m’ennuyais.
  • J’ai eu un gros coup de déprime en pensant à cette malédiction maya qui nous prédit la fin du monde dans moins de 8 mois.
  • Dans 8 mois, on crève, alors pourquoi se priver ?
  • Je regardais Louis Bertignac à la télé.
  • C’était ou la drogue ou l’alcool. J’ai choisi le plus raisonnable.
  • Impossible pour moi de fumer une cigarette sans un verre. Oui, j’ai fumé tout le paquet.
  • J’avais super soif.
  • C’était la seule cause raisonnable pouvant justifier que j’avais envie de manger chinois dans ma baignoire à 4 heures du mat’. Une sorte de fin qui justifie les moyens.

Allez les amis, bonne bourre !

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