Bien plates excuses…

Il y a ceux qui sont très forts en excuse. Et ceux qui ne le sont pas.
Si vous faites partis du deuxième groupe, restez car ce que je vais vous raconter va vous intéresser au plus haut point. Dans le cas contraire, restez aussi, vous contribuerez à l’amélioration des statistiques de ce blog catégorie « gens qui restent plus de 5 secondes », et c’est toujours appréciable pour mon ego.

Bien, continuons.

Il faut le savoir, mais une mauvaise excuse est pire que pas d’excuse du tout. En effet, la personne qui reçoit vos excuses n’a pensé à aucun moment que vous étiez une mauvaise personne. Par contre, une fois qu’elle a entendu votre assortiment d’invraisemblables conneries que vous essayez de faire passer pour des excuses, elle est surtout convaincue que vous êtes une formidable connasse.

Voici un petit lot d’excuses dont certaines devraient trouver une certaine résonnance en vous et qui appuient mon propos précédent.

L’excuse « C’est votre problème. Ce n’est pas mon problème. Je peux y aller maintenant ? » 
« Je suis désolé que vous ayez été offensé lorsque je vous ai laissé vous dépatouiller avec ce problème qui a mis en péril le contrat le plus important de la boîte. »

signifie
« Je vous ai lâché en plein marasme et vous vous sentez profondément blessé. Désolée, je pense que vous êtes trop sensible. Je suis une connasse. »

L’excuse « J’étais ivre »
« Hier soir, je n’étais pas tout à fait moi-même quand j’ai dit que vous ressembliez à une voiture volée »

signifie
« Hier soir, je n’étais pas tout à fait moi-même quand j’ai dit que vous ressembliez à une voiture volée. Lorsque je suis sobre, j’attends en général que vous quittiez la pièce pour exprimer mon avis sur vos préférences en matière de maquillage. Et puis, j’adore les voitures, même si elles sont volées. Ah oui, je suis une connasse ! »

L’excuse « Je suis ivre »
«Shhhhhhh, j’ai besoin de parler avec toi ! Viens ici ! VIENS ICI JE TE DIS ! Regarde… c’est juste que… Je suis si désolée… Tu me hais ? Et les autres ? Tout le monde me déteste… Je suis une personne si… mauvaise. Mais pourquoi suis-je si mauvaise ? Désolée… Vraiment. Bref. On oublie. Qui me sert une vodka ? »

signifie
« Je suis une connasse».

L’excuse « Je suis une victime »
« Je suis désolé d’avoir réagi comme une idiote. C’est juste que j’aie eu une très mauvaise semaine parce que mon canari est mort, que j’ai perdu mon emploi et en plus j’ai un panaris. Vous comprenez, n’est-ce pas? »

Signifie 
« Pouvez-vous comprendre que j’ai vraiment eu une mauvaise journée ? OK, vous aussi mais  moi c’était encore plus pire. Probablement parce que je suis une connasse. »

L’excuse « Regardez comme j’essaie de justifier mes actions en utilisant le mot « mais » au lieu de réellement m’excuser ! »

« Je suis désolé de vous avoir frappé au visage et de vous avoir cassé le nez, MAIS vous étiez vraiment désagréable.»

signifie
« J’ai l’impression que socialement parlant, je suis obligée de m’excuser, MAIS en toute objectivité, vous le méritiez. P.S. Je suis une putain de connasse ! »

L’excuse « Cette Chose que j’ai faite»
« Je suis désolé pour vendredi dernier. A tout’»

signifie « Non seulement je suis vague dans la description des actes que j’ai commis et en plus je ne suis pas sincère. Mais je confirme : Je suis une vraie connasse ! ».

L’excuse avec des fleurs
Les fleurs sont une excuse décorative, pas un agent neutralisant. Ne vous attendez donc pas à ce que tout s’arrange grâce à une douzaine de fleurs. Sauf si vous êtes une connasse.

Un conseil donc : arrêtez de vous excuser aussi lamentablement et suivez la procédure.

  1. Commencez par dire que vous vous sentez terriblement mal, que vous n’avez pas dormi de la nuit, que vous en avez été malade et que même vous en avez vomi. Votre chat peut en attester.
  2. Demandez ensuite comment vous pouvez vous faire pardonner car vous êtes dévasté(e) (mot clé : DÉVASTÉ(E)) par l’espèce de connasse que vous avez été…
  3. …Alors vous êtes désolée. Sachez-le, en terres de pardon, « je suis désolé(e) » n’est pas un châtiment même si parfois cela nous écorche la gueule.
  4. Enfin, n’oubliez pas de vous assurer que l’Autre vous laisse une seconde chance et qu’il vous pardonne. S’il est normalement constitué dans sa tête, cela devrait aller, s’il ne le fait pas, c’est un connard (ou une connasse) !
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