Bye bye baby (et ne reviens jamais !)

On ne sait plus très bien comment il est arrivé. Peut-être par amour – « Si tu ne me fais pas un enfant, je te quitte ! » -, peut-être par accident – « Merde, le préso a lâché » -, peut-être parce qu’au fond on n’en voulait vraiment un – « J’en peux plus, il faut ABSOLUMENT que je me reproduise. MAINTENANT ! ». Au fond, peu importe la raison, le résultat est identique : l’enfant est là, la bouche ouverte avec ses yeux de merlan, attendant qu’on y fourre un bout de quiche lorraine.
Parfois, quand on regarde sa tronche, on se dit qu’il y a dû avoir échange à la maternité ou que le père a uriné en même temps qu’il a balancé ses spermatozoïdes, impossible autrement. Le pire, c’est quand vous avez décidé de  remettre le couvert avec un deuxième gosse (ou plus)  juste pour vérifier que le premier-né était peut-être une erreur. Vous aviez raison, c’était bien une erreur et ceux qui suivirent aussi.

Bon, le mal étant fait, il ne sert à rien de regarder en arrière l’esprit plein de remords, mais il faut avancer et commencer par l’urgence : se débarrasser de cet enfant avant que sa présence ne provoque en vous de graves conséquences psychologiques irrémédiables.

La première solution est évidemment de le coller dans un pensionnat. Ce genre d’institution éducative est fait pour ça, mais est-ce vraiment la seule alternative sachant que cette dernière peut au final vous coûter un bras ? Bien sûr que non et je vais m’engager à vous le prouver malgré le fait que je n’ai pas encore eu la bêtise de me lancer dans l’élevage de marmots, ce qui démontre que je sais faire preuve de bon sens et de sang-froid quand il s’agit d’être soumise à pression hormonale.

Attention, nous ne parlerons pas ici d’infanticide car 1/ je ne suis pas un monstre et 2/ il est hors de question de sombrer dans la facilité, mais de réaliser des choses toutes simples qui, sans tomber dans le côté irréversible des choses, aidera votre enfant à couper le cordon ombilical ce qui vous laissera enfin respirer.

Lui faire voir du pays

Quoi de mieux que les voyages pour éveiller un enfant au monde qui l’entoure ? Voilà pourquoi, je ne saurai que trop vous conseiller d’offrir à votre progéniture un merveilleux Tour de France des aires d’autoroute. Vous verrez, il en retirera des souvenirs fabuleux !
Petite astuce : donnez-lui un petit panier en osier, il pourra faire la manche pour financer le reste de son voyage et éventuellement son retour à la maison. C’est ce que l’on appelle « gagner en autonomie ».

Avantage : Si votre enfant sait écrire, vous devriez recevoir des cartes postales.
Inconvénient : il faut prévoir une corde ou une laisse afin de l’attacher à un arbre ou un piquet pour que le gamin n’ait pas la mauvaise idée de courir derrière la voiture comme a pu le faire Bobby, votre ex-chien.
Alternative : le stage UCPA

Lui pourrir la vie autant qu’il pourrit la vôtre

Solution à adopter si votre enfant à plus de 13-14 ans. Pour se faire, soyez désagréable autant que possible ce qui en règle générale est chose on-ne-peut-plus-aisée,  monopolisez son portable ainsi que la télé et l’ordinateur, habillez-le comme vous au début des années 90 (cycliste fluo, tee-shirt Fido Dido, jean neige recyclé de votre grand frère,…). Au bout d’un moment, l’enfant devrait décider par lui-même de quitter le foyer familial.

Avantage : Vous laissez votre enfant faire ses propres choix : quitter la maison est SA décision.
Inconvénient : s’il est un peu con, il pourrait apprécier tous ces nouveaux changements.
Alternative : lui payer un studio.

L’inscrire à des activités manuelles

Envoyez-le dans un pays autorisant le travail des enfants et inscrivez-le dans une industrie dont l’activité est en corrélation avec ses passions. Exemples : il aime le foot, une usine de confection de baskets fera son bonheur ; il lance des cailloux sur votre voiture ? Zou, au boulot dans une mine à charbon !

Avantage : Grâce à votre enfant, vous percevez une nouvelle source de revenus.  Prévoyez de laisser vos coordonnées en boîte restante à l’employeur pour l’envoi du chèque.
Inconvénient : Les billets d’avion long-courrier, c’est pas donné.
Alternative : On n’a pas trouvé mieux.

Le prêter au gentil Monsieur 

Le gentil Monsieur, vous le repèrerez facilement à la sortie de l’école. Il attend les enfants devant l’établissement à 16h30 alors qu’il n’en a pas lui-même et a toujours des bonbons dans la poche. Donc, vous lui présentez votre gamin, vous signez l’autorisation parentale d’accompagnement et vous ne devriez plus voir le gamin pendant au moins deux bonnes heures. Le temps qu’il faut pour aller se faire épiler les mollets ou de bruncher avec les copines.

Avantage : l’enfant est sécurisé par la présence d’un adulte
Inconvénient : les bonbons du gentil Monsieur peuvent contenir des allergènes
Alternative : la baby-sitter

La pharmacopée

La magie des médicaments est qu’elle peut non seulement soigner mais aussi endormir les enfants les plus hyperactifs. Une cuillère de sirop anti-toussif est vous voilà libéré ! Merci Vicks.

Avantage : endormissement profond.
Inconvénient : voler des ordonnances pour faire vos propres prescriptions sans l’avis de votre médecin (il pourrait vous dénoncer à la DDASS).
Alternative : faire dormir le bambin à la cave. On ne l’entend pas.

Lui faire faire de l’exercice

Rien de tel qu’un enfant en pleine forme ! Alors pour cela, on joint l’utile à l’agréable en lui faisant faire du sport, la meilleure activité restant la pratique de la nage en mer .
« Tu vois la bouée au fond mon chéri ? Non, plus au fond encore. Et bien tu nages jusqu’à là-bas et après tu essayes de rejoindre les côtes américaines. T’as compris ? Super ! ».
Et surtout on n’oublie pas de l’encourager avec un porte-voix : « Nage mon petit mérou, nage ! Encore plus loin ! ».

Avantage : il devrait rapidement devenir pote avec un dauphin.
Inconvénient : les courants sont susceptibles de le ramener à vous.
Alternative : la course à pied. Loin, très loin. Et longtemps. Très longtemps.

Le confier à un animal

On peut se faire plaisir (éloigner son enfant de soi est une grande récompense !) et lui faire plaisir. Et qu’est-ce qu’aime les enfants par-dessus tout en dehors de la télé et des jeux vidéo ? LES ANIMAUX. Alors, vite, adoptez-en un pour votre enfant style pitbull, abeilles tueuses ou carcajou* et laissez-les créer ensemble une véritable relation d’amitié. Ou pas.

Avantage : l’enfant apprend à se sociabiliser et à s’occuper de quelqu’un d’autre que lui, qui a des envies différentes, un rythme de vie différent, une manière de s’amuser différente encore.
Inconvénient : Une fois que l’animal a bouffé votre enfant, il faut penser à le nourrir.
Alternative : la télé et les jeux vidéo.

Maintenant que vous avez un peu plus de temps libre, amusez-vous bien et dites-vous que le meilleur moyen de lutter contre ces désagréments que sont les enfants reste bien malgré tout les contraceptifs.

*Pour savoir ce qu’est un carcajou, cliquez ici.

(c) http://objectif.blogzoom.fr/

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