L’ivresse de l’instant

Pour vous la faire courte. J’avais faim et j’ai fini accidentellement ivre à 13 h 27 précises ce jour. Si vous regardez votre montre, cela signifie qu’à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis actuellement complètement soûle

Il faut dire qu’il fait chaud ici. Très chaud. Pour les nouveaux venus sur ce blog, je vous informe que j’habite à L.A. Pour les lecteurs plus assidus qui me croient logeant dans une grange béarnaise, je vous rappelle que je ne suis pas à une contradiction près dans tout ce que je raconte et qu’il n’est absolument pas nécessaire d’informer les lecteurs novices sur cet état de fait. Donnons-leur le droit de rêver un peu.

Bon, reprenons.

Selon la station météo que j’ai reçue à Noël, il devait faire aux alentours de 32° à l’ombre aux alentours de midi et je n’avais vraiment pas la force d’aller chercher à manger. J’ai toujours eu peur de choper des ampoules aux orteils par grosses chaleurs. Une phobie d’adolescence.

25 minutes après mon coup de fil au kebab du coin, mon repas est arrivé par la magie de la livraison à domicile. En regardant la bouteille de Coca, j’ai remarqué qu’elle allait devenir LE problème de ma journée. Ce n’était pas une simple canette, mais une bouteille avec une capsule qui nécessite l’utilisation d’un décapsuleur. Et bien entendu, je n’ai pas de décapsuleur. Qui de nos jours se sert d’un décapsuleur à part ce putain de vendeur de kebab ? Hein, qui ?

Du coup, j’ai essayé de l’ouvrir avec un briquet. L’opération a duré jusqu’à ce que je m’entaille trois phalanges et que je saigne suffisamment pour que mon chat, par le sang alléché, se frotte dangereusement à moi avec les yeux qui criaient famine tout en lorgnant sur mes doigts (ce chat veut vraiment me bouffer !).

Il faut que je m’y habitue, la vie sera toujours un défi pour moi.

Comme j’étais au bord de la déshydration, j’ai remué tout l’appartement pour trouver quelque chose à boire. Le Coca étant hors concours pour les raisons précédemment décrites, il me restait l’eau du robinet ou cette bière, légèrement givrée, nichée au fond du réfrigérateur. J’ai choisi la bière. Evidemment, je l’ai bu. Cul sec.

Le truc, c’est que je ne pèse vraiment pas beaucoup, que cela faisait 23 heures que je n’avais rien avalé et que j’avais vraiment besoin de boire. En quelques minutes et en quelques gorgées, ma soif avait totalement disparu. Encore quelques minutes plus tard, je me suis soudain sentie très attrayante et très chantante.

Cela fait donc 15 minutes que je chante en boucle le refrain de I Will Always Love You tout en remuant mes cheveux, et si j’ai décidé d’écrire ce post sur mon ivresse, c’est juste pour que vous puissiez me dire quelle est la suite des paroles parce que, si j’en crois les grondements de mes voisins, ils aimeraient bien que j’enchaîne sur les couplets. Merci de votre aide.

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