I’ll be back !

A l’heure où vous lirez ce post, j’entamerai ma troisième heure sur le billard entourée des meilleurs spécialistes en chirurgie esthétique testés et approuvés par Isabelle Adjani et Lova Moor.

A l’heure où vous lirez donc les quelques lignes précédentes, je serai encore allongée pour au moins trois bonnes heures encore en me demandant si mon mémoire en putologie trouvera enfin son public. D’après le groupe test de connasses auquel il a été présenté, cela ne devrait pas faire l’ombre d’un doute.

A l’heure où vous déchiffrerez toutes les phrases ci-dessus, je vous assure que je serai moins en train de rigoler à parler de l’amant geek, de comment tuer une souris ou encore de répondre à des propositions d’embauche un tantinet putassières. Normal, je serai en train de dormir dans mon propre sang (spéciale cassedédit aux fans d’Halloween. Il paraît qu’il y en a encore en France).

A l’heure où, planqué(e) derrière votre ordinateur de bureau au cas où Ducon vous chope en train d’explorerce blog au lieu de sortir les comptes analytiques du mois de janvier 1975, je serai sous morphine et c’est uniquement pour cette raison que vous aimeriez bien être à ma place.

A l’heure, où l’anesthésiste sera en train d’entamer la chronique de Beigbeder dans Voici en attendant que les chirurgiens aient (enfin !) fini leur job, vous irez certainement voir du côté de mon antichambre pour y observer mes petons en gros plan, vous déchirez les oreilles sur un remix qui tue-sa-belle-doche, découvrir un pop painter biarrot de talent, connaître la seule raison valable pour laquelle on doit se marier  et vous imaginer comment je serais si merveilleuse en Black Swan.

A l’heure où les internes tiendront l’écarteur, vous vous demanderez si je ne vais pas passer de vie à trépas. L’occasion pour vous de reconsulter ma nécrologie officielle non validée par Wikipedia ou de vous attarder sur mes Confessions intimes #1 et #2.

A l’heure où l’infirmière fera sa crise de nerf parce qu’elle n’est pas assez payée pour éponger le front des chirurgiens et vider leur poche pipi (pas facile de bosser 6 heures sans aller aux toilettes, faut comprendre), vous vous direz que ce billet na ni queue ni tête. Vous auriez à la fois tort et raison. Pour la queue, pensez à l’amant de droite. Pour la tête, passez votre chemin.

A l’heure où vous aurez terminé de consulter cet article, il me restera encore 2h54 d’opération. 2h54 pendant lesquelles mon cerveau, toujours aussi dérangé, sera en train de mijotter les prochains épisodes du Petit Précis de la Célibataire et de formaliser le prochain article sur « Comment arriver en retard au boulot sans se faire remarquer ». En gros, des posts d’intérêt supérieur pour le bien-être de la population mondiale qui me vaudront certainement un jour le Pulitzer voire un Nobel, peu importe lequel, je ne suis pas bégueule bien qu’un peu snob.

Tout ça pour vous dire que l’on se retrouve très vite (enfin j’espère…). A bientôt les chouchous !

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