Quel come-back pour DSK ?

Malgré les preuves – une fois à charge, une fois à décharge – qui s’enchainent, la libération sur parole de DSK indique qu’une porte de sortie vers la liberté est tout à fait envisageable. Malgré tout, si blanchiment ou non-lieu il y a, il n’en demeure pas moins que les traces de sperme retrouvées sur la tenue de la femme de chambre laisseront toujours planer l’ombre d’un soupçon sur une culpabilité possible sur notre homme.

Alors comment faire son come back avec classe et redorer un blason bien écorné par les nombreux témoignages le qualifiant de tirailleur sexuel compulsif et la toute récente plainte de Tristane pour tentative de viol ? Voici 6 bons conseils à suivre pour un retour sous les feux de la rampe tout en humilité.

1. Rester digne quoi qu’il arrive

Hors de question d’envoyer à Roissy-Charles-de-Gaulle en guise de comité d’accueil un car de membres du club DSK pour chorégraphier la socca dance de la victoire. De même, on demandera à Dominique de ne lever en aucun cas le bras en signe de triomphe à la moindre apparition publique. Il y a quand même eu tromperie d’Anne Sinclair et bleu sur le pubis de Naffissatou, donc pas de quoi non plus faire s’entourer d’une troupe de cheerleaders au moindre déplacement.

La bonne attitude à avoir : jouer profil bas, allure du style «Ouais, il m’est arrivé une grosse tuile, mais la vérité à éclatée. Je suis blanche comme une des mille et une colombes, vierge comme une Mireille Mathieu, innocent comme un chaton mort-né ». La dignité, il n’y a rien de tel pour que l’on dise de toi Domi, que tu es un mac mec bien.

2. Montrer ses failles

Oublié l’image du super businessman, de l’intraitable politique, du roc indestructible du FMI. De toute façon depuis les images de la première comparution de DSK où son air hagard en disait long sur l’ébranlement psychologique, il est évident qu’il ne présentera désormais plus de crédibilité quand il s’agira de se la jouer fortiche.

Notre conseil : savoir aujourd’hui dévoiler ses faiblesses, jouer sur la corde sensible pour attirer la sympathie du peuple et se racheter une conduite médiatique. Par exemple, DSK pourrait prendre la pose avec des chiots ou des petits poneys (plus les animaux sont jeunes, plus les gens sont attendris). Si Anne peut se joindre à la photo « 30 millions d’amis », c’est encore mieux. Penser également à faire quelques confidences sans maquillage à Mireille Dumas. Les vieux aiment les autres vieux quand ils se laissent aller à la psychanalyse de comptoir sur France 3 ; ma grand-mère pleure à chaque fois qu’elle y voit Hervé Villard.

3. Redevenir un mari aimant aux yeux de tous.

Avec l’affaire, c’est aussi l’image du parfait petit couple médiatico-politique qui a explosé en plein vol. Et alors qu’Anne se tient fière et droite comme « i » aux côté de son époux à chaque déplacement Tribeca/tribunal, on est en droit de se demander quelle est l’étrange relation qui les lie pour le meilleur et pour le pire. Il faut donc réagir et charge à notre DSK de prouver que l’Amour est bel et bien le ciment indestructible qui unit son couple même si ce n’est pas tout à fait la réalité. On sent fout, on n’est pas là pour raconter la vérité.

On optera donc pour l’organisation d’un grand remariage façon Céline Dion et René sans la thématique Pharaon qui me semble un poil too much, et ce sous les flashes de Paris Match afin que le monde entier puisse assister à cette débauche d’amour légitime. A ne pas faire : prendre exemple sur le renouvellement des vœux entre Mariah Carey et Nick Cannon où des sucettes en forme de bague ont été offertes aux invités. C’est un peu lourd de sens si vous voyez ce que je veux dire.

4. Adopter une nouvelle ligne de conduite exemplaire

Il n’est pas question ici pour DSK de mettre en pratique tous les commandements d’un bon politicien pris la main dans la culotte pour se racheter une conduite édictés par Bernard-Henri Levy. Il y a peu de chance pour que ceux-ci lui amènent un quelconque bénéfice. Il faudra plutôt à DSK avoir une ligne directrice morale virginale (ou presque) et s’y tenir.

Je ne saurais donc que trop conseiller à Dominique Strauss-Khan de s’allier à cet adage « No zob in job ». Le zob, c’est désormais dans le lit conjugal et nulle part ailleurs. Après peu importe avec qui au final, Anne m’a l’air plutôt ouverte sur le sujet. Si la zigounette lui en dit, on peut aller plus loin en choisissant également le « no zob in Sofitel ». Retenir les fautes du passé, voilà une belle leçon d’histoire.

5. Du cœur avant tout !

… et pas qu’un joujou extra-sexuel. C’est plus fort que moi, et je pense que c’est désormais le cas pour beaucoup de personnes, mais quand je vois DSK marcher, c’est forcément le sexe en avant ; quand je t’entends parler, je me demande s’il n’a pas la bouche pleine.

A DSK désormais de prouver qu’il a plus d’engagement pour les bonnes œuvres que pour les bonnes tout court. A titre d’exemple, notre sexus politicus pourrait soutenir des causes telles « Pour la sauvegarde des lombaires qui luttent contre les moutons sous les lits », « Reconstruction de la Chapelle de la Sainte-Vierge enceinte », « Pute Zob, l’association qui met en relation les putes avec les zobs ». Enfin des trucs qui ne s’éloignent pas trop non plus de son domaine d’activité, faut toujours savoir de quoi on parle.

6. Soutenir Martine Aubry

Ok, ok, cela n’a pas vraiment de rapport avec le sujet qui nous préoccupe, mais il m’est d’avis qu’il est d’intérêt général de ne pas avoir un ressortissant de FlanbyLand à la prochaine course à la présidence. C’est la moindre des choses après tout que de nous aider dans ce combat, vous n’êtes pas d’accord ? Non ? Mais revenez !!!

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