Je hais les enfants !

Je hais les enfants. Et comme je ne pratique aucune forme de discrimination spermato-utérine, je les déteste tous. Ceux des    autres. Les futurs miens. Les gamins, c’est tous dans le même panier, celui qui file droit à la DDASS. Je suis de ceux capables de comprendre Véro Courjault et qui du coup ont envoyé des dons chez Picard.
Evidemment, quand j’aborde le sujet en société, chacun y va de ses hypothèses à deux balles « C’est normal tu es    célibataire, mais après ton horloge biologique, le mec idéal, blablabla… », « C’est certainement parce que tu n’as pas de cœur ou que    tu ne veux pas renforcer ta cellulite», « Entre nous, tu peux me le dire : ton père t’a battu ou tu n’as pas d’ovule ? ». D’autres tentent de me raisonner : « Mais enfin BritBrit, toi aussi tu as été enfant ». Justement, j’ai été suffisamment ingrate et malfaisante pour affirmer que les enfants c’est nul, ça sert à rien, ça pue, ça opprime et ça déprime.

L’enfant rend l’adulte dégénéré.
Je vous passerai les trop entendus arguments selon lesquels au contact d’un enfant les adultes se transforment en    débiles profonds dont le niveau de langage – gazou gazou, beuleubeuleu… – ne leur permettrait même pas d’intégrer la petite section de maternelle. Je le sais, j’ai redoublé cette classe.
Par contre, dire que l’adulte remet en cause ses valeurs les plus profondes pour les fesses potelées de son Choupinou, oui !
Prenez le cas de ma copine Elodie. Avant, tous les samedis soirs, c’était string sur la tête et seins à l’air. Depuis l’éjection du rejeton, c’est    toujours seins à l’air mais pour nourrir son crapaud. Tant pis si c’est en plein milieu du resto et quitte à répugner tous ceux qui aperçoivent ses crevasses mammaires dégoulinantes de lait.    « L’allaitement, il n’y a rien de plus beau », dit-elle. Heu, tu permets que j’y réfléchisse en allant vomir ?

L’enfant et l’incompatibilité hygiénique.
Là encore, nous ne laisserons pas aller à dire qu’un être humain qui passe toutes ses journées à barboter dans une couche pleine d’urine et excréments n’est    pas très fréquentable. Ma grand-mère fait de même et cela ne l’empêche pas d’avoir des amis à son club des porteurs de bridge. Mais à voir les enfants mâchouiller leurs bonbons et vous    les fourrer ensuite dans la bouche de force malgré votre abcès dentaire, ressortir ensuite leurs petits doigts plein de pus et les suçoter de bon cœur, on se dit que l’hygiène n’est pas dans    l’ordre premier de leurs priorités.

Vous noterez cette autre idée de génie consistant à laper leur assiette de Blédine façon Bobby le Chien et vous bisouiller après. Il va sans dire que votre visage est ravagé, Blédine + fond de teint provocant une réaction colorielle chimique vert caca d’oie, la seule couleur appréciée esthétiquement par la confédération des    proctologues.

L’enfant ne sert à rien
Pour appuyer ma théorie, sachez que j’ai fait de très longues recherches documentaires dont la bibliographie s’appuie sur Laurence Pernoud J’élève mon    enfant (effectivement ce boulet n’est pas capable de le faire lui-même), Thomas Gordon Eduquer sans punir (quelle drôle    d’idée !), Isabelle Filliozat Au cœur des émotions de l’enfant (et les miennes, il s’en branle le morveux ?!).
Mes conclusions sont les suivantes :

  • De 0 à 12 mois : il dort, il mange, il évacue plus qu’il n’ingurgite. Un vrai mystère pour la science.
  • De 12 à 36 mois : il marche, il touche à tout, il casse tout. Votre maison est un vrai chantier. Vous songez à faire appart séparé.
  • De 3 à 5 ans : il affirme sa personnalité, comprendre il se roule par terre dès qu’il le peut en hurlant surtout s’il y a plein de monde.
  • De 5 ans à la fin de sa vie : Définitivement, il vous fait chier et en plus il vous réclame de l’argent.

L’enfant à tout l’avenir devant lui.
Vous aussi. Sauf que le vôtre ressemble à un tunnel dont la lumière au bout se rapproche de plus en plus.    D’ailleurs, vous commencez à apercevoir Bobby le Chien, mort d’une crise cardiaque après que Choupinou lui ait collé un pétard dans le derrière. Une chose pour vous réconforter : votre    avenir finalement finit comme celui de votre enfant à commencé : en couches culottes. Et qui viendra les changer plus particulièrement en période de gastro ? C’est Choupinou. La vengeance est un plat qui se mange froid si tant soit peu on est encore envie de manger après avoir vu le contenu de la couche.

L’enfant est dans la tendance
Que dis-je ? L’enfant n’est pas dans la tendance, il crée la tendance, truste    les pages des magazines, impose les nouvelles règles du jeu, reléguant au passage Rihanna et Lady Gaga au rang de l’arrière-garde. On ne parle plus que du phénomène des Babies Buzzer dont Mozart puis Jordy furent certainement les précurseurs. Cécilia Cassini, styliste de 11 ans,    Willow Smith 9 ans et sa propension à déjà nous rendre sourds avec son insupportable Whip my hair sont les exemples les plus en vogue du moment.
Heureusement, la médaille à deux revers :
1. Les enfants stars ont souvent des destins pitoyable comme le décés par overdose (Dana Plato d’Arnold et Willy), la déchéance (Lindsay Lohan), la    « méméritude » (Mary-Kate et Ashley Olsen), l’ingratitude physique(Macaulay Culkin).
2.Les enfants vieillissent et dans le monde impitoyable des kids,  à 14 ans, t’es vieux ! Bye bye Tavi Gevinson et tes « bons » conseils mode. Tes cheveux gris furent une prédiction. Quelle perspicacité !

Voilà qui devrait    vous faire adorer le préservatif ou remettre en place votre stérilet lors de vos prochains jeux nocturnes et enfin dire non à la procréation. Si jamais le syndrome de reproduction    persiste et devient obsessionnel, regardez une photo des jumeaux de Céline Dion, cela devrait vous aider.

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