Dépression hivernale

J’avoue, j’avoue… En ce moment, je suis dans une grosse phase « je ne fais plus rien ». Il faut dire que je suis dans une telle période de lose que je n’ose plus rien : ni faire, ni dire, ni bouger
le moindre le cil pourtant superbement maquillé.

Pour vous donner un aperçu de mon mois de novembre, voilà ce que cela donne :

1er novembre : je vais au cimetière en famille (déjà, je suis pas dans une situation de classe intersidérale). Comme j’ai apporté des fleurs et qu’il n’y a pas de vase sur la tombe de Tonton
André, je me sers discrètement sur la tombe du voisin. La commère du village – 87 ans au compteur – a tout vu qui ne sait pas privé d’en faire part à tout le public présent. Le jour où elle crève,
c’est des orties que je viens planter devant sa tombe. Au moins, je n’aurai pas besoin de vase.

6 novembre :  j’ai transféré à ma collègue un mail d’une cliente ultra chiante en commentant : « Quelle connasse ! Si ça continue je lui fourre ses poils de dessous de bras dans le nez
pour qu’elle se rende compte qu’elle pue grave ». Le problème : ma collègue n’a jamais reçu le mail ; la cliente oui.

9 novembre : J’apprends de source sûre que la varice me guette. Ma grand-mère, experte en génétique familiale, m’a certifiée que je n’y couperais pas, tout comme j’ai hérité de l’arrière
train lourdaud du patrimoine féminin des Chérie. « C’est à ça que l’on voit que l’on est une vraie famille ! ». J’en suis ravie…

14 novembre : Soirée VIP avec Ariel Wizman aux platines. Tout le gratin est là. Je me trémousse comme une folle sur la piste pour que la star du petit écran me remarque, moi et mon
formidable déhanché. Mission accomplie : elle n’a vu que moi surtout quand je me suis étalée de tout mon long au milieu des autres danseurs qui n’ont pas manqué de me marcher dessus.
Résultat : un petit orteil déboîtée, un bleu sur la fesse et une égratignure sous l’œil. SOS Femmes Battues m’a proposé un partenariat. Je suis à deux doigts d’accepter.

15 novembre : L’informaticien-à-nez original-et-que-j’aime-en-secret a mis une vidéo de ma chute sur YouTube en doublant le moment fatidique des mêmes rires que ceux de Vidéo Gag. Je décide
de ne plus l’aimer pendant au moins 3 jours ; ça lui fera le nez… heu les pieds !
En attendant, la vidéo a été vue plus de 345 000 fois.

17 novembre : J’ai des courbatures, le nez qui goutte et un peu de fièvre. Pas de doute, J’ai la grippe, suis trop contente : tout le monde n’ayant pas la chance d’avoir une maladie top
tendance, Je l’annonce en prime time sur Facebook, photo à l’appui, je suis trop fière.
Le médecin m’annonce finalement que je couve une gastro. Il a raison, je passe les 2 jours qui dans les toilettes et pas dans le JT de France 3 Aquitaine comme la « so sublimissime béarnaise qui a
attrapé une grippe A mais qui va s’en sortir avec force et courage ».

20 novembre : Lors d’une conversation téléphonique, j’appelle ma cliente ultra chiante Jeannine. Elle se prénomme Cécilia. Elle l’a super mal pris et me menace de me retirer le budget en
plus de tout cafter à mon patron. Elle n’aurait pas un peu l’esprit « cour de récrée » ?

22 novembre : mon chat a vomi sur mon manteau Paul & Joe Sister qui ne passe pas au lavage. Je sens la croquette moisie et la pâtée avariée à 3 kilomètres à la ronde.
Même à Jardiland, les gens s’écartent sur mon passage en faisant une grimace de dégoût.

Tout ça pour dire que je suis en pleine phase de Bailey’s–Confessions Intimes–Lexomil. Pas de quoi trouver là-dedans une imagination débordante et impertinente.

Heureusement, je sens que les prochains jours s’annoncent sous les meilleurs auspices. Le très glamourous Flavor Magazine publie aujourd’hui un de mes articles sur… le Glamour bien évidemment !
Alors vite, on se précipite pour le lire, le commenter, dire que c’est carrément génial et tout et tout. Ca se passe par là !

Après la lose vient la paillette ? Moi je dis OUI OUI OUI !!!

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