REAL LIFE VS. FACEBOOK LIFE : FINAL FIGHT !*


* Vraie vie contre la vie sur Facebook : le
combat final !

 

 

 

 

J’avais de très bonnes raisons de participer au plus grand réseau social du monde et de la planète
entière, j’ai nommé le très célébrissime, l’inégalable, l’incommensurable Facebook.

 

Créer à l’origine par la crème de la crème universitaire, je n’avais par conséquent aucun doute sur le
bien-fondé de Facebook comme c
ôtoyer l’intelligentsia politique et culturelle,
é
largir mon carnet d’adresses professionnel et garder le contact en un clic avec tous mes amis,

Mais bien vite, Facebook m’a transformée en Lindsay Lohan de la Toile ; comprendre en
toxico du Net. Pas une heure ne passait sans que je n’aille sur le site pour voir où en était mon score Kiwi, ajouter à mes amis des gens dont j’ignorais l’existence, ou encore mettre à jour la
météo de mon moral. Il paraît que ce n’est pas une vie. Ah bon ? Dois-je par conséquent envisager le Facebook suicide ?

.

 

C’est donc coincée entre la real life et la Facebook life, et afin de savoir si je dois supprimer définitivement mon profil, que je pose les cartes sur table et déclare officiellement le match ouvert
entre ces deux lifes. Allez hop, balle au centre !

 

 

 

Opération « Sauver ma life de
sportive »

 

A cause de Facebook, mon corps est devenu tout mollasson.
Passer des heures derrière son écran à commenter les photos de ses amis – « rooooo, la tronche que tu te paies, ma
chagasse ! » –
 ne me laisse pas de temps pour pratiquer la moindre activité sportive. Pourtant, Dieu sait que je transpire quand
je joue aux batailles de vampires. « Clic, clic, clic… Tu vas crever
charogne ?! »

 

Mais dans la real
life
,  mon corps et l’expression « Belle en maillot cet été » ne sont toujours pas compatibles.
Et ce n’est pas la (bonne ?) volonté qui me manque, mais voilà…

…les cours de judo catégorie ceinture blanche sont pris d’assaut par les 4-5 ans,

….il n’y a que des vieilles à l’aquagym qui sentent le décrépi malgré le chlore, et moi les odeurs de
gérontos ça me donne envie de vomir,

… le footing, c’est pas glam’ pour les aisselles.

 

Du coup, je me suis rabattue sur les abdos-canapé : 1. Je m’allonge – 2. Je redresse mon buste (un peu
avec les bras) pour attraper la télécommande – 3 Je me rallonge pour zapper – 4 Je redresse mon buste (beaucoup avec les bras) pour m’abreuver de Coca et prendre une poignée de cacahuètes – 5.
Re-position couchée pour récupérer de tant d’efforts.

Total au bout de 2 semaines : bidou bas-ventral en nette progression.

 

Real Life Vs. Facebook
Life : égalité !

 

 

 

Je fais le point sur ma
life amicale

 

Après les amis de la primaire perdus de vus, ceux du collège et du lycée dont on ne se demande s’ils ne sont
pas morts, ceux de la fac devenus chômeurs antimondialistes, il ne vous reste guère que vos collègues de travail pour constituer raisonnablement votre
environnement amical.
Alors certes ils sont bien sous tout rapport, mais passer des soirées à critiquer Coco de la compta ou à râler sur le client Duchmoc qui ne comprend rien à rien, on peut
parfois espérer mieux.

 

Avec Facebook, je me suis découverte une nouvelle vocation :
chef de bande.

Il faut dire que je me suis retrouvée propulsée en moins de deux semaines à la tête d’un cheptel de plus de
deux cents amis, tous d’univers différents. Certains sont mêmes des célébrités, j’vous jure !

Mais c’est en toute simplicité que nous abordons et nous regroupons par voie virtuelle interposée autour de
thèmes de réflexion d’utilité publique tels que « Camélia Jordana doit-elle gagner la Nouvelle Star ? », « Hossegor, capitale de l’Europe », « Peut-on vivre avec des
cons ? ».

C’est agréable cette sensation de savoir que notre avis ne compte pas pour des prunes.

 

Real life : 0

Facebook Life : 1

 

 

 

Donner de l’élan à ma life amoureuse

 

Forte de mettre un terme à mon célibat, je me suis inscrite au Meetic
made in Facebook, baptisé sans ambigüité « Are you interested ? »
(Trad. : « Etes-vous
intéressé ? »).

 

Le principe est simple : un catalogue type « La
Redoute des célibataires » défile devant nos yeux,
et quand une personne nous plaît, on la poke
(trad : on lui envoie un signe de sympathie).

Si elle est également intéressée, elle nous poke en retour. Du coup, on la repoke pour lui dire
« Oui oui, tu m’attires vraiment», elle nous poke à nouveau pour nous confirmer « Ouais, toi aussi », et ainsi de
suite.

 

Résultat : Pas moins de 120 pokes plus tard sans qu’aucun mot ne soit échangé, je finis par me rendre compte que ce gars d’Arkansas n’a pas plus d’attrait qu’un crabe Royal au réveil. Je
décide de poker quelqu’un d’autre…et ainsi de suite aussi.

 

L’avantage dans la real
life
, c’est qu’on n’a pas besoin de poker et que les mots de la séduction prennent des allures plus concrètes :

« Tu me plais » = roulages de patin

« Tu me plais vraiment vraiment » = exercices de gymnastique
en duo, option cheval d’arçon.

Voilà.

 

Real life : 1

Facebook life : 0

 

 

 

J’apprends à mieux
connaître ma life intérieure

 

Les filles ont une passion : les tests psycho. Facebook a une passion : les tests psycho. Les
magazines féminins de la real life ont une passion : les tests psychos.

 

Sur Facebook, j’ai pu découvrir que mon animal fétiche était le béluga, que si j’étais une icône gay je
serais Madonna, que l’âge idéal pour avoir mon premier enfant est 21 ans (trop tard…), que mon Pokémon intérieur est Rondoudou ( ?) et que je suis née pour faire chier le monde (super…). En
bref, c’est du n’importe quoi !

 

Dans les magazines féminins de la vraie vie, j’ai appris que Carrie Bradshaw est l’héroïne qui me
ressemble le plus
, qu’Amy Winehouse serait la célébrité à qui je pourrais confier tous mes secrets, que le rhododendron est mon emblème et que j’ai une part d’homosexualité de 48,3 %
mais qu’au fond je suis 100 % hétéro. Ils ont pas plus con comme analyse ?

 

Real Life Vs. Facebook
Life : égalité !

 

Il est maintenant temps de faire rapidement les comptes… Real life vs Facebook life : égalité !

Bon, je me retrouve avec un résultat à la Bayrou : au milieu. Alors je fais quoi là, avec mes
deux vies ?  

Et ben, je mets à jour mon profil Facebook : « BritBrit a au moins une vie… et même deux, elle ! ».

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