Like a Rolling Stone !



Après le « Et si tu étais quelqu’un de célèbre tu serais qui ? » vient inévitablement la question
« Et si tu pouvais choisir le métier de ton choix tu ferais quoi ? ».

Alors là, plusieurs choix. Il y a les bienheureux du boulot « Ben ce que j’fais BritBrit. T’es ballotte ou quoi ? », les feignants « Rien. C’est bien Rien. Mais rien avec de l’argent quand
même », les ce-que-je-voulais-faire-quand-j’étais-petit (astronaute/pompier/maîtresse/vétérinaire/comme papa,…). Et puis il y a les artistes. Comme moi.
Parce que voilà, ce qui m’aurait vraiment plu, c’est 
d’être
une rock
star, like a Rolling Stone
(le groupe, pas la pierre qui roule et qui n’amasse pas mousse).

Ceci n’est pas une lubie. Non, j’ai bien réfléchi à tout ça. Rock Star, c’est vraiment fait pour moi !

On a le droit de tout casser dans sa chambre d’hôtel et tout le monde trouve ça normal qu’enfin un hôte donne son avis clair et net sur la déco. Valérie Damidot n’a qu’à bien
se tenir.

On n’est pas obligé d’avoir un physique de rêve et le contraire est presque même souhaité. Mick Jagger, Bono, Kiss, Marianne Faithfull, Tokyo Hôtel…Le tout est d’avoir l’air
d’une Bad Girl. C’est bien plus facile pour moi que de devoir ressembler à Gisele Bündchen

Pas la peine d’avoir non plus une voix digne de Céline Dion. Le principal est de donner un son digne d’un chat écorché (Pete Doherty) qui en a vu d’autres dans la vie (Kid
Rock, Patti Smith).

On peut faire n’importe quoi sur scène et tout le monde adore.
Se roule par terre, se jeter dans la foule, montrer ses seins, descendre dans la fosse et ruer de coups n’importe qui, casser sa guitare à 5000 euros (s’en fout, c’est la maison de disque qui
paie), refuser de chanter sans même être monter sur scène, s’enfiler une Bud d’un trait, mordre son bassiste,…

Pas d’interview à Télé Star ou Fan de. Non, non, non. Les  références c’est Folk & Rock, Les inrockuptibles et plein de mags alternatives top tendance.  Avouez que
l’on joue dans une autre cour.
Avantage : leurs questions volent plus haut que « Tu préfères les garçon aux yeux bleus ou aux yeux noirs ? ». Inconvénient : Leur questions volent souvent trop haut « Tu penses que ta musique est
plus inspirée de Bartok ou des Strokes période Modern Age ? ». Heu, on peut la refaire.

On peut être désagréable et tout le monde trouve ça normal.
Et moi, être désagréable ça me connaît parfois. « Attends, j’suis pas là pour me faire des potes, alors dégage ». C’est
vrai quoi, manquerait plus que je soit aimable au boulot.

On peut se droguer et tout le monde trouve ça normal. Surtout qu’ensuite ça donne de l’inspiration « Rehab » d’Amy W., « Lucy in the sky with diamonds », (Beatles) pour ne citer que
les plus connus.
« La drogue, un exutoire pour les génies de la musique » excusent  les parents, fans, journalistes, flics…

On a toujours quelqu’un prêt à donner de son corps à n’importe quel moment. Un rapide coup d’oeil dans la salle de concert pour juger du potentiel glam-sexe d’un mâle ou
d’une femelle ou les deux à la fois, forcément amourachés de sa star (moi !) ; un clin d’oeil au producteur pour le recrutement de la proie « Ca te dit d’aller voir BritBrit en Backstage »
(traduire : « ça te dit de finir dans le lit de BritBrit après le concert ? »). CQFD.
Ah, si cela pouvait être aussi simple, rapide et efficace dans ma vie de publicitaire avec mon informaticien à nez original et que j’aime en secret.

Ah oui vraiment je veux être une Rock Star. Tiens cela me fait penser que je dois m’acheter une guitare. Si je sais en jouer ? Attendez, si les rock star
savaient jouer, ça se saurait. Vous dites : elles savent ?
Zut, encore une vocation de ratée.


Crédit photo : ludovic charbonneau via Flickr

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