Parle à mes seins Sinclair !


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Cher Sinclair,
Heu non… Cher Mathieu,
Heu… Cher Sinclair Mathieu,
Rololo… Ralala… Ah, je sais :

Cher toi qui apparaît sur mon écran TV tous les jeudis soirs ou les mercredis, la programmation de l’émission étant souvent aléatoire,
Autant te l’avouer tout de suite histoire que nous partions sur des bases saines. Lorsque j’entendais ton pseudo, je pensais immédiatement à une touffe rousse à la coupe improbable, une chanson-rengaine-rasante qui disait « 1+1+1… Ensemble », un gringalet à l’air hautain et surtout une petite brunette génération Canal+, tombée dans la potion RTF, suspendue à ton bras au moindre événement peoplelistique.

Et quand j’ai su que tu allais participer au jury de la Nouvelle Star, je n’ai eu qu’une réaction, celle d’écrire une lettre suppliante à la production pour que l’on me rende mon papy Mojo à moi, j’ai nommé le talentueux Manu Katché autrement baptisé le sniper à cassseroles. Aujourd’hui, on dirait le Sniper à Cindy Sander.

J’avais donc préparé un mail d’insultes à M6 quand j’ai su que je n’avais point été entendue (ce qui est à mon sens un comble, vous ne trouvez pas ?), curseur de la souris prêt à appuyer sur  « send » quand… CHOC façon je tombe de mon canapé la tartine de pâté Recette Grand-Mère à la main (on est comme ça dans le Sud-Ouest, on ne se laisse jamais aller et surtout pas mourir
de faim).

Je t’aperçois le cheveux propret, le style bien en place, la réplique bien balancée parfois assassine mais jamais mesquine, un humour so british terriblement
efficace, une connaissance parfaite des bases musicales qui vont bien au-delà de « une noire = 2 croches ». Et surtout, surtout, ô oui surtout, un regard
bleu intense, si magnétique que j’ai l’impression que c’est moi que tu regardes à travers l’oeil de la caméra.
 Certes il demeure un petit bouc
ridicule qui ne sert à rien, mais je suis prête à passer outre. Quand l’Amour est là, même le bouc ne peut le détruire.
Dire que je  n’aimais pas les roux, me voilà bien embêtée de
reconnaître que j’ai parfois tort : le roux peut-être diablement glam’. En même temps, ma mère m’avait prévenue « Tu auras (sous entendu « un homme ») ce que tu ne veux pas. Vois, ton père par
exemple, c’était pas Alain Barrière*, je peux te le garantir. »
En attendant, je n’ai rien, même pas toi sexy boy.

Je te propose donc de remédier immédiatement à mon célibat contre-nature, au tien aussi qui depuis la fin de ton amourette hivernale sans lendemain avec la blonde Effira semble
persistent, et de convoler ensemble avec ou sans justes noces. Et quand d’autres chantent « Parle à ma main », moi je te dis « Parle à mes seins » Sinclair, c’est tellement mieux de
commencer par là avant d’aller au dessous de la ceinture.

 


* Note de l’auteur : Alain Barrière, chanteur des années 60-70, qui a fait se pâmer des milliers de jeunes filles en fleur grâce à des compositions aussi célèbres que
« Tu t’en vas » (je connaissais pas), « Ma vie » (découvert dans l’émission d’Ardisson), « Cathy » (inconnue dans mon bataillon musical). Il s’est enfui à la fin des années 70 aux USA puis au Canada pour
échapper au fisc. Un ami de Polnareff certainement.

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