La vérité sur les soirées pouffes (enfin !)

Avant de vous faire part de mes remarques sur un des articles de la journée Men’s Room organisée le 26 février par les Ladies Room, je voudrais éclaircir deux points histoire que nous partions bien tous sur les mêmes pré requis :

1. Le mot « pouffes » désigne des jeunes femmes modernes, bien dans leur vie, dans leur body, jolies, drôles, intelligentes et même spirituelles. Leur particularité étant d’organiser régulièrement de joyeuses soirées entre elles et enviées par tous.

2. Quand on parle de « pouffes », il faut deux F sinon on discute fauteuils.

On est tous sur la même longueur d’onde ? Parfait !

Ainsi, un petit malin a voulu nous faire croire qu’il pouvait s’incruster ni vu ni connu à des dîners de pouffes tel un Arsène Lupin de pacotille .
Et de relater son extraordinaire aventure et de prodiguer ses conseils éclairés à ses comparses masculins qui, s’ils s’en tiennent à ce récit, ne sont pas prêts d’arriver à grand-chose.

Je crois que le pauvre petit s’est surtout mis un doigt dans l’oeil et nous a tous pris pour des lapins de 3 semaines en voulant nous faire figurer que les filles qui se regroupent entre elles ne sont que des célibataires obsédées qui picolent au rosé.

Messieurs, vous voulez en savoir plus sur ces soirées où vous êtes personna non grata ? Je vous sens frémissants… Alors, allons-y !


Objectif de la soirée pouffe :
S’amuser, papoter, danser, …
En bref, faire tout ce dont les hommes rêveraient de faire s’ils n’étaient pas pris dans le carcans « foot / télé, pizza, bière entre potes et blagues de mauvais goût ».


Les participant(e)s !
Les soirées pouffes ne se déroulent pas forcément entre filles célibataires, sinon on appelle ça une soirée “dépression dînatoire”.

A noter que toute présence masculine est bannie sauf si cette dernière est gay et Pouffefriendly. Mais attention, le nombre est limité. Ils arrivent également que quelques sororités de pouffes daignent aérer leurs hommes (maximum une fois par semestre). Dans ce cas on parlera de soirées « Pouffes et Maquereaux ».


Quand et où ?
C’est où elles le veulent et quand elles le veulent, c’est à dire quand elles en ont envie. Mais comme la pouffe est par définition une professionnelle consciencieuse, elle opte pour les fins de semaine histoire de pouvoir s’arroser le gosier en paix.


On y fait quoi ?
D’abord, on mange bien, voire extrêmement bien. Les pizzas, les Tucs et les chips sont bannies. Ensuite, on boit bien : du vin, du champ’s, ce qui nous fait plaisir… Et pour finir on s’amuse bien.


Et on y parle ?
Oui. Beaucoup. Pas forcément des mecs, pas forcément de sexe, pas forcément de maquillage ou de fringues. La pouffe est quelqu’un de cultivée (voir définition en début d’article) et peut donc disserter sur tout et ce de façon très divertissante. Exemples de sujets : la dernière Expo du Quai Branly, la difficile question de la rétention de sûreté, …

Attention : la pouffe ne ragote pas, trop peu pour elle. Elle est de toute manière suffisamment bien informée pour ne divulguer que des choses vraies (une vraie pouffe est toujours celle à qui on confie toujours tout).


Comment y être convié ?
On ne « s’incruste » pas (quel terme misérable !) dans une soirée pouffe. Si vous êtes un homme, votre chance d’intégrer ce type de rencontre est proche du zéro absolu.
Si vous êtes une fille, attendez qu’on vous le propose. En général, il y a toujours une reine des pouffes, sorte d’Anna Wintour en plus jolie et moins dédaigneuse, qui vous donne – ou non – le sésame sacré. Sachez la détecter et être très gentille avec elle.
Voilà, vous savez ce qu’il y a à savoir ou presque… cela serait mal vu dans le milieu de dévoiler trop de choses.

Je ne saurai toutefois terminer mon billet sans embrasser mon groupe de pouffes à moi : Claire, Agnès, Tiphaine, Céline et leur dire que dans un an à Nantes, c’est soirée « Moi en Cameron Diaz ».

Ne cherchez pas ce que cela signifie, c’est un code secret entre nous. Car oui, ce qui fait la force d’une soirée pouffes se sont nos liens : indestructibles !

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