Au secours, je vais à un mariage !

Quand on a entre 25 et 35 ans, une des activités les plus pratiquées durant la période allant de juin à septembre est la participation à des mariages.

Ce qui pourrait en apparence passer pour un loisir plutôt sympathique, a le désagréable inconvénient de nous rappeler que 1/ on est toujours célibataire malgré tous les efforts déployés – ceci est un euphémisme – et que 2/ il est peu probable que cette situation évolue favorablement dans les mois voire les années à venir. Après moult calculs statistiques, il apparaît même que le conflit syrien ou la réconciliation en grandes pompes de Kristen Stewart et Robert Pattinson aient plus de chances de trouver une issue heureuse vs la fin de votre célibat, c’est dire.

Au fond de vous, vous pensez que toute personne qui se marie mériterait une injection létale ou un truc dans le genre, sauf qu’elle est a priori encore un être qui vous est cher et que le meurtre est toujours puni dans notre Etat.C’est pourquoi de bon ou mauvais gré, vous vous rendez dans les mariages auxquels vous êtes invités.

Si c’est en règle générale le plus beau jour des mariés, ce n’est pas forcément celui des convives et encore moins le vôtre. Mais partir d’un mauvais esprit, c’est oublier que ce jour est avant tout un jour de fête, alors autant en profiter !

Reste à savoir comment entre le tournedos aux girolles, le champagne trop chaud, le cousin du marié qui l’est tout autant et le jeu de la banane dans la bouteille, survivre à un mariage et en conserver le moins de séquelles possible. 5 étapes pour y parvenir.

  1. Se préparer physiquement

Ce n’est pas ni un secret bien gardé, ni ignoré, mais l’essentiel est d’en prendre conscience et faire ce qu’il faut pour que tout se passe bien. Aller à un mariage, c’est savoir que sa participation se limitera à boire et manger. Plus tôt le mariage commencera, plus tôt il vous faudra porter des toasts aux mariés et faire honneur au traiteur, et ceci jusque tard dans la nuit.

Mon conseil : avant de partir, avalez une cuillère de graisse de canard pour pelliculer votre estomac et éviter ainsi de violentes brûlures. Je vous promets qu’avec cette petite astuce que je tiens de ma grand-mère qui la tenait elle-même de sa grand-mère, vous allez pouvoir pleinement profiter de la fête, j’en parie ma culotte aux enchères sur Ebay !

  1. Buvez et mangez en même temps

Cela vous évitera d’avoir l’alcool mauvais, de somnoler entre les seins de Tata Josette dès l’entrée ou de parler à votre coupe de champagne comme si elle vous comprenait.

La règle est donc de boire un verre toutes les quatre bouchées.

Pour ceux qui vont dans les mariages essentiellement pour boire à l’œil (c’est par exemple mon cas) et qui trouvent que quatre bouchées, c’est bien trop peu, soyez malins : avaler au lieu de mastiquer et feignez un étouffement que vous résoudrez par un coup de vin supplémentaire pour faire descendre le tout. A date, j’avoue ne pas avoir trouvé mieux comme astuce.

  1. Fuyez le ridicule comme la peste

Parfois dans les mariages, on est tellement bien qu’on se sent pousser des ailes. On raconte à nos copains de tables qu’on travaille comme agent secret à la CIA et que notre principale mission est d’assurer la sécurité de Lady Gaga. On réclame à corps et à cris la Socca Dance au DJ et, erreur fatale on se lance dans un discours. Sachez qu’il vaut mieux être transparente que dire des choses comme :

  • « … Et je me rappelle Vaness que quand tu nous as présenté Loïc, on s’est tous dit « mais quel con ce type ». Aujourd’hui, même s’il te l’a démontré à maintes reprises, votre union prouve que l’amour peut tout quand il est aveugle… »
  • « Qui aurait pu croire que ce queutard de Marc allait un jour se caser et jurer fidélité ? PER-SON- NE ! »
  • « On est tellement heureux pour toi Elisa qu’avec ton physique si… original, si… heu… particulier, tu aies réussi à trouver un homme d’apparence normale ».

NB : je me tiens par contre à votre disposition pour écrire un discours si vraiment vous souhaitez prendre la parole. J’ai besoin d’argent.

  1. Dansez, dansez, dansez.

Ne vous y trompez pas, à moins que vous ne soyez un des deux géniteurs d’un des mariés ou membre de sa fratrie ou issu de son clan familial, on vous a essentiellement invité pour ambiancer la soirée et « faire du monde » sur la piste de danse.
Alors faites votre job et dansez « like a maniac, maniac, éh éh… », faites votre plus beau YMCA, votre chenille d’un pas cadencé, chopé la cumcum comme il se doit et « put your hands up » comme jamais.

Par contre, ne vous frottez pas aux enfants (ça fait pauvre fille qui n’a pas trouvé de cavalier), aux vieux (vous passeriez pour une nécrophile qui fait du repérage) et évitez le Lap Danse sur un poteau de la salle même si vous êtes prostituée de profession ou candidate de télé-réalité. Cela ne se fait pas en bonne société ; revoyez vos règles de bonnes conduites pour ne pas danser comme une chagasse.

  1. Repérez un éventuel futur mari

Quant à tout perdre – son honneur (vous vous êtes étalée devant tout le monde en vous jetant sur le bouquet de la mariée), sa sobriété (vous êtes pleine comme une barrique), l’amitié des nouveaux époux (vous avez ouvertement mis la main aux roubignolles du marié), autant revenir avec quelque chose.

J’ai déjà développé ce thème dans « Le petit précis de la célibataire : comment pécho à un mariage », mais je tiens tout de même à appuyer ce point important.

Pour être sûre de ne pas finir la soirée seule dans son lit à nettoyer ces doigts de pieds avec son index, pensez à lier des contacts durant toute la soirée avec tout homme qui vous semble disponible.

Pour cela, entrez dans la peau de la fille cool : trinquez avec lui, racontez lui des histoires drôles, riez aux éclats à ses anecdotes, entraînez-le sur la piste de danse, faites-le boire, montrez-lui vos seins. Cet assemblage de petites actions devraient vous apporter un résultat probant.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un très bon mariage. Embrassez les mariés, taquinez le beau-père et buvez à ma santé. Plusieurs fois.

________________________

Dans la série “Au secours”, lire également :

About these ads