Le drame d’une matinée

Et là, c’est le drame !

Il est actuellement 10h44 du matin et je n’ai plus de jus d’orange – ou n’importe quel autre jus de fruits – pour composer un autre de mes cocktails préférés : le mimosa, mélange de champagne et de jus. Je suis vraiment nulle en stockage de réserves liquides

Je sais bien que boire un cocktail à 10h44 n’est pas tout à fait acceptable et que certains pourraient me considérer comme une alcoolique. Ou une jet-setteuse. Ou une rappeuse américaine. Ou une personne dont le style de vie extravagant est financé par le crime organisé comme le trafic de drogue, la vente illégale d’armes, la prostitution, le prêt sur gage, etc.

Cependant, je pense que toutes les personnes précédemment cités doivent boire du champagne à cette heure-ci. Pas un cocktail à base UNIQUEMENT de fruits bons pour la santé.

Certes, vous pourriez penser que je ne suis pas une jet-setteuse. Mais le savez-vous vraiment ?
Moi par exemple, je me considère comme une sorte de jet-setteuse. A ma manière. Mais bon, cette question n’est qu’un détail mineur.

Mon vrai problème en réalité, n’est pas le jus, mais le «champagne».

A l’heure actuelle, en guise de « Champagne », j’ai un pauvre muscat pétillant acheté dans un discount à la frontière espagnole et qui doit être en toute sincérité l’exact opposé de ce que boirait un jet-setteur.

Eve Angeli pourrait boire ce type d’alcool à 10h44 car malgré tout – son look, son accent, son inculture, ses gros seins – elle est une personnalité. Si, si (écrit l’auteur de ce billet en essayant de s’autopersuader). Au moment où j’écris ces lignes, je suis persuadée qu’elle est sur sa terrasse dans sa maison de Provence, un verre de muscat pétillant à la main en train d’écouter les énièmes maquettes de son prochain album qui se vendra très confidentiellement.

Mais bon, je ne suis pas Eve Angeli (Dieu soit loué !). Je suis Brit’Chérie, et je suppose que la plupart de mes lecteurs croient que je bois du champagne tous les jours parce qu’ils me voient comme une célébrité et sont parfaitement aveuglés par les illusions de l’Internet.

Alors qui sait ?
Peut-être que je vais boire cet affreux muscat pétillant. Peut-être que non.
Peut-être que si j’écris ces quelques lignes, c’est parce que je suis encore avinée de la nuit dernière et que je ferais mieux de prendre une boisson gazeuse à base d’aspirine.

Toutefois, si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour le plaisir de vous parler de ma pétillante vie (vous remarquerez que le mot « pétillant » est le fil conducteur de ce billet), mais pour donner une morale personnelle à cette histoire : il faut que j’apprenne à acheter plus de jus de fruits que de vin à l’épicerie. Et du papier toilette aussi parce que le Sopalin et les pages des Inrocks ne sont pas une solution à tout.

Mise à jour, 10h51 :
J’ai fouillé dans mes placards et je me demande si on peut considérer le cidre de la Chandeleur comme un jus de fruits ? Merci de me répondre.

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