Summer problems
C’est idiot, mais dès que l’été pointe le bout de son nez, on pense remiser dans un vieux placard tous nos problèmes comme l’on range de vieux pulls dès le printemps terminé. C’est un peu comme croire qu’au rythme des Red Hot, on se retrouve sur une plage californienne autour d’un bon feu de plage et d’un pote qui chante à la guitare, alors qu’on est à Quiberon en train de chasser le crabe avec mamie Yvonne et cousine Véro.
Que cela soit dit une fois pour toute : les problèmes, c’est toute l’année qu’il faut les gérer et même si le taux de suicide n’est pas au meilleur de sa forme en cette chaude saison, l’été vient aussi avec un lot de problèmes qui lui sont propre. Comme…
- Prendre les transport en commun qui sentent le vestiaire d’après-match et se dire que l’on a pas moins d’une douzaine de stations avant d’arriver à destination.
- Se nourrir exclusivement de « calories vides » – comprendre Margarita, sangria, pizzas – qui réduisent à néant en moins de 5 jours les 10 mois précédents de diète.
- Se brûler les mains au troisième degré sur le volant de sa voiture restée en pleine chaleur et entendre comme un bruit de grésillement de bacon. Même punition si vous avez voulu vous la péter avec l’option « pommeau en alu » du levier de vitesse.
- Se brûler les pieds, toujours au troisième degré (ne changeons pas une « recette » qui gagne) sur le sable brûlant et devoir porter des pansements de Biafine avec des chaussettes pour les maintenir pendant le reste de vos vacances.
- Voir se coller sur vos avant-bras suintants toutes les feuilles volantes de votre bureau.
- Mettre 4 heures et 28 minutes pour replier une Quechua (j’ai chronométré !).
- Hésiter entre une quatrième douche glacée et mettre la tête dans le congélateur alors qu’il n’est même pas 11 heures du mat’.
- Avoir le menton qui colle dès la deuxième léchouille de votre glace à l’italienne. En plus, ça attire les guêpes.
- Subir le dilemme d’avoir envie de faire l’amour et de tellement crever de chaud qu’on ne supporterait pas le moindre contact avec une personne dont la température corporelle s’élève à plus de 28°C.
- Les moustiques qui estiment que « the place to be » est la moindre parcelle de votre peau.
- Voir ressurgir un nouvel album de F*** Me I’m Famous (et devoir l’écouter malgré soi !).
- Passer la matinée à lisser ses cheveux pour aller à plage et devoir ensuite nager la brasse la tête relevée comme un petit caniche pour ne pas mouiller ses cheveux.
- Se laisser tenter par 15 savons estampillés Baux de Provence, 4 diffuseurs de senteur à la lavande en terre cuite, 5 masques en bois sculpté et un jambon corse dans un marché de nuit dit « artisanal » et voir se réduire comme peau de chagrin votre budget bouffe prévu pour tout le séjour.
- Remarquer dans les bars branchouilles des nuées de filles de 16 ans en micro-shorts, belles, magnifiquement bronzées, absolument radieuses et à côté de qui vous passez pour votre mamie Yvonne, la même que celle avec qui vous pêchez le bigorneau à Quiberon.
- Avoir un bronzage de fermier grâce à la combi-shorty obligatoire pour vos leçons de surf.
- Se rendre compte que l’on a absolution aucune fierté et être prête à coucher avec n’importe qui du moment qu’il/elle vous offre un accès privatif à sa piscine.





aaah l’été, le soleil, la plage…et son lot de maladies vénériennes…
J’avais pas osé. Tant mieux, tu l’as fait
j’aimerais bien qu’il arrive quand même l’été … A Paris, c’est l’automne … C’est pô juste !
Ben fallait pas habiter à Paris ma brave dame !
Si on commence à plaindre les parisiens, on peut se demander où va le monde.
Je vis à Paris, mais je ne suis pas parisienne ! Non mais oh ! ça va bien les insultes !
C’est vrai, l’été c’est vraiment pas drôle
C’est la lose saisonnière, clair !
J’adore, je me marre !
même si début juillet, on a pas encore connu tout ça..
Ici, dans le sud-Ouest on fait 38° la semaine dernière, donc je peux te dire que nous avons pu tester les prémices des grosses chaleurs estivales
Ohlalala tellement drôle et tellement vrai! ^^ bonne soirée
Et bien de même
Si je peux me permettre, c’est aussi la saison des mariages, où tu vois toutes tes copines défiler les unes après les autres dans de somptueuses robes blanches, alors que toi tu dois choisir 28 tenues différentes, tu as passé 3 heures à lisser tes cheveux pour chaque mariage tout ça pour ressembler à un caniche gluant à la sortie de la mairie (pas de clim), dépensé 853 € de péage + essence, cramé tous tes jours de congé pour les 8 années à venir, et dès le lendemain tu effaces tous tes tags Facebook sur les photos parce que tu ressembles à un panda luisant à cause de ton maquillage qui a coulé. C’est pas l’émotion, c’est que tu rends compte que tu ne porteras jamais la robe blanche (de toute façon tu t’es même pas levée pour le bouquet, ça sert à rien t’es restée assise à picoler). Puis tu as adhéré à la page Facebook : "My friends are getting married, I’m just getting drunk"
(sur ce je vais gougueuliser "nœud de pendu")