On s’fait un Grec ?

Serait-ce les premières chaleurs ou l’envie de manger des blinis avec du tatsiki qui ont poussé Angelina de Mes Petites Fables et BriBrit Chérie à tâter de l’amant grec ? Personne ne saurait vraiment dire d’où a bien pu germer cette idée saugrenue. Toujours est-il qu’après l’amant communiste, l’amant écolo, l’amant geek et enfin l’amant de droite, c’est au tour du bel hellène de se dévêtir et de se glisser dans les draps de nos deux inspectrices du sexe qui, chacune de leur côté, vont à coup sûr lui faire sa feta… Salakis (OK, on sort).

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Il est étrange de voir comment l’Histoire évolue même quand il s’agit de parler sexualité. Par exemple, il fut un temps X, dans la Grèce antique pour être plus précise, où la simple idée d’avoir un amant grec faisait entrer en éruption le mont Olympe des charnelles vestales prêtes à se damner pour goûter au nectar des dieux. Coucher avec un Grec, c’était en quelque sorte la fête de la feuille de vigne (l’ancêtre du slip) ! Malheureusement, pour citer l’antique Alain Delon, ça, c’était avant.

“Autre temps, autre moeurs”

Aujourd’hui, quand on parle « Grec », on pense crise, récession, austérité et costume ridicule à pompons. Pourtant les pompons, on aime plutôt ça, surtout quand ils se situent à l’entrejambe. Mais quand on sait qu’au classement 2011 de la taille des pénis européens, ils viennent « compléter » la panoplie de l’un des plus petits zigouigouis de la zone Euro(gène), on a d’un coup beaucoup moins envie d’aller voir chez les Grecs si on y est.

Ceci est d’autant plus ennuyeux que non seulement le grec est mal équipé mais qu’il aurait également tendance à rechigner à la tâche. En effet, il apparaît que selon le très sérieux Institut andrologique d’Athènes, le Grec ne soit pas au sommet de sa forme libidinale. La détérioration des finances et du climat social conduit les Grecs à diminuer leur activité sexuelle avec un tiers de la population concernée. Autant dire que pour rallumer la flamme olympique, il va falloir se lever tôt parce que pour nous, l’essentiel n’est pas de participer, mais bien de prendre son pied. Grec, le pied.

Au-delà des chiffres et des statistiques, le Grec est également handicapé par une image complètement altérée.

Nous passerons volontiers sur la rumeur populaire qui veut que nos amis hellènes soient plus enclins à l’homosexualité masculine qu’à l’amour hétérosexuel, car sinon il faudrait que l’on m’explique de manière tout à fait scientifique et sans l’aide de la Vierge Marie qui n’était pas encore née, comment cette peuplade a pu se reproduire et être le socle sur lequel s’édifia la civilisation occidentale ?

Ce qui est par contre plus gênant est que, malgré le renfort de Nikos à la cause glamour du Grec, c’est toujours la vioque Nana Mouskouri et le gros poilu Demis Roussos qui font références en matière de représentants physiques du Grec typique. Oui, c’est moche.

La question est donc de savoir si, en matière de sexualité, il vaut mieux remettre aux calendes grecques tout rapprochement érotique avec les descendants achéens et, afin d’éviter les déceptions, se mettre rapidement au régime (de) crétois.

Après une étude rigoureuse du spécimen grec, le résultat est sans appel : il est absolument hors de question de laisser votre vagin en état de Mer Morte ! Et je vais vous prouver qu’il est tout à fait possible de dénouer le nœud gordien de la bistouquette grecque qui saura sans aucun doute vous faire énumérer les douze travaux d’Hercule en hurlant de plaisir. « Mama Mia ! ».

« Le sexe gravé dans l’ADN »

Commençons par puiser dans l’essence même de ce qu’est le peuple grec, cette civilisation qui a vu naître les maîtres fondateurs de la philosophie. Bien que ces derniers dissertent plus volontiers sur l’amour, le désir et les passions que la sexualité à proprement parler, ils ne furent pourtant pas en reste. Pour ne citer qu’eux, sachez que Socrate aimait « éduquer » les jeunes éphèbes alors que Diogène se laissait aller à la masturbation en public.

On se dit qu’avec un tel patrimoine génétique et culturel, l’amant grec doit bien avoir dans sa mémoire cellulaire quelques beaux restes pour le moins lubriques qui ne demandent qu’à s’exprimer. Et rien que pour l’aider, on est même prêtes à faire prendre l’eau à notre Argo pour lui laisser la chance de conquérir avec plus de facilité notre Toison d’or. L’héritage mythologique en prend un sérieux coup au passage, mais c’est au nom de la délectation et ce n’est pas nos amis hédonistes qui nous barreront le passage sur ce point.

« Le profit multipartenarial»

De plus, outre la question absurde de l’homosexualité dénoncée au début de ce billet, il est souvent décrit le Grec comme à voile et à vapeur, cette solide réputation tenant au fait que dans l’Antiquité Grecque, les hommes avaient un sérieux penchant pour la bisexualité. Inconvénient ? Mais vous rigolez mes brebis(ses)!

A l’image de ce que devrait être en réalité la politique économique européenne telle qu’elle est écrite sur le papier, n’hésitons pas à faire caisse commune et renouvelons sans aucune fausse pudeur les genres en espérant satisfaire les membres des commissions d’inspection. Nous pensons qu’il y a tout à y gagner et que le déficit sexuel devrait ainsi être rapidement comblé par un apport en liquidités.

« Un péplum moderne »

Enfin, comme nous en avons désormais l’habitude lorsque nous traitons du sujet des amants, nous aimons à retranscrire les petits scénarii coquins qui peuvent se mettre en scène lors des échanges corporels. Alors pour vous convaincre définitivement de l’intérêt de l’amant Grec, imaginez la scène…

- Mais quel magnifique port du Pyrée ma chérie !
– Je te retourne le compliment : ton Pharos est grandiose !
– Tout ce dépaysement me creuse. Tu veux bien me donner un peu de ton succulent kebab ?
– Avec plasiiiiir !!!!… En échange, je veux bien un peu de ton yaourt…Grec.
– Qu’à cela ne tienne. Allez cocotte, appelle-moi Papa-poulos !

Nous pensons que depuis le début de la série des amants, il n’y a pas eu situations plus luxurieuses.

Je suis persuadée qu’à la lecture de ce billet, la désormais seule interrogation qui vous vient à l’esprit est de savoir à quelle heure est le prochain vol pour Athènes. Cependant, avant de vous envoyer en l’air, nous souhaiterions vous faire part du seul point noir qui subsiste lorsque l’on s’adonne à l’amant grec. On n’a jamais vraiment compris ce besoin qu’il avait de danser le sirtaki les bras en l’air depuis la démonstration flamboyante de Zorba le Grec. A croire qu’il aime faire les choses sans les mains.

Sans les mains ?!

Dommage…

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