Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un amant communiste !

Ce texte sexo-sociologique a été écrit par les quatre mains parfaitement manucurées d’Angelina et de votre rédactrice adorée. En ces temps de grève, on n’est jamais trop de deux pour défendre l’amant communiste.

Une drôle d’idée d’avoir un amant communiste ? Pas tant que ça.

Depuis la chute du mur de Berlin, on pensait les amants communistes en voie de disparition et un tantinet moches et désuets. Sauf que non, ils ne ressemblent pas tous à Georges Marchais, Robert Hue ou Henri Krazucki et que oui, être « à la gauche de la gauche » aujourd’hui c’est tendance notamment grâce à Olivier Besancenot, Clémentine Autain ou Nathalie Arthaud. De là à dire que le communiste est sexy, il n’y a qu’un pas que nous allons franchir allègrement.

Mais à quoi ça sert un amant communiste ? Comment ça s’utilise ? Doit-on forcément avoir un porte-voix pour le séduire ? La faucille et le marteau sont-ils des sex toys indispensables ?

Des questions auxquelles nous nous empressons de répondre, telles les choeurs de l’Armée rouge, d’une même voix à travers ce petit précis du « bon usage de l’amant communiste » qui vous donnera les clés essentielles pour bien manier l’homme bolchevik.

Tout d’abord, voici un premier tour d’horizon non exhaustif des quelques avantages d’avoir un amant communiste à la maison :

- Un amant communiste est d’utilité conjugale. Si, si. Par exemple, lorsqu’il va distribuer ses tracts au marché refilez-lui un caddie et la liste des courses qu’il ne fasse pas le voyage retour à vide.

- Economiquement parlant, il est au top : pour les fringues, il est no marques mais aime bien la Halle aux Vêtements, pour déjeuner, il n’avale que des frites et des saucisses et son parfum, c’est celui de la révolte !… Ajoutons qu’il a l’esprit communautaire. Reste à savoir si ceci est valable pour la carte bleue ?

- Physiquement, il n’est pas sensible aux bourrelets abdominaux grâce à la pratique régulière de la  marche lors de manifestations entre Bastille et République.

- C’est un être peu stressé par son travail : les objectifs, il s’en fout ; le patron, il lui pisse à la raie et si on lui met trop de pression, il fait grève. C’est aussi simple que ça.

A noter pour les fêtardes, que l’homme aime les réjouissances… Tout au moins une fois par an, au moment de la fête de l’Huma. Et comme il est sociable il claque la bise à Renaud. La classe VIP !

Et au lit, un communiste c’est comment ?

D’un point de vue purement mécanique, l’amant communiste est comme à la tribune : il s’impose, prend la parole, sait se faire écouter, tient son audience en haleine avant de déclencher dans l’assistance euphorie et tonnerre d’applaudissements. De quoi faire de bons préliminaires.

Sauf que…Entre les manifs, les meetings à répétition, les réunions de section, les collages, d’affiche, notre homme, bien que rarement à la maison, a tendance à s’endormir dès qu’il entre en contact avec le canapé. Pour les soirées télé en amoureux, il vaut mieux repasser, sous peine d’entendre de profonds rugissements gutturaux émanant non pas d’un homme en rut mais profondément endormi.

Et si vous arrivez enfin à programmer une sortie à deux, vous n’échapperez pas à la sortie culturelle au théâtre. Mais ne chantez pas trop vite le Chant des partisans : au mieux, vous aurez droit à la Cartoucherie, véritable bastion militant., au pire une réinterprétation de « La tentation du bazooka » par une obscure petite troupe estampillée PC for Ever.

Pour passer à la vitesse supérieure, vos charmantes rédactrices vous proposent quelques petites astuces pour motiver votre amant communiste et le faire voir rouge sans avoir à se travestir en Arlette Laguillier ou Jean-Luc Mélenchon.

Oubliez la combinette à frou-frou transparente, les bottes en vinyle ou la culotte fendue, l’amant communiste déteste le superflu.

Entonnez plutôt L’Internationale, une chanson motivante dont les paroles commencent par « Debout (les damnés de la terre), Debout (les forçats de la faim) ». De quoi provoquer un bon démarrage pour faire tonner votre cratère jusqu’à l’éruption de la fin.

Nous vous recommandons également la très swinguante Bella Ciao, chantée autrefois par les « mondines » (voir image ci-contre), des femmes travaillant dans les rizières de la plaine du Pô. Une chanson épidermique qui le mettra au garde à vous. Très pratique pour les petites fringales expresses de fin de soirée.

Nous ne saurions que trop insister sur le plus important : le savoir jouir en pensant à la lutte des classes pour être raccords et surtout synchrones. Une phase égalitaire où vous vous exprimez tous ensemble d’une même voix ! Parce que finalement  prendre son pied avec un amant communiste devient d’un coup un vrai acte libertaire.

Et même si l’orgasme n’est pas propriété privée, attention toutefois à ne pas trop adhérer à son esprit communautaire qui pourrait vous persuader de prêter votre amant communiste à la première poufiasse venue ou à engager des parties fines avec la moitié de la section Paris XXe. Après, c’est une question d’acceptation…ou non.

Alors heureuse de voir de nouveau rouge ?

Message perso à notre « ami » Eric Zemmour : fais pas la tête parce que le coco semble bien sous tout rapport. Tu l’auras aussi un jour ta révolution sexuelle…enfin, on l’espère.

 Pour aller plus loin, nous vous recommandons le visionnage de ce documentaire intitulé Do Communists have better sex ? qui vous expliquera pourquoi en effet les communistes s’éclatent plus que les autres au lit.

(c) Pierre et Gilles

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